Un groupe d’experts s’est réuni lundi 23 mars au Botswana pour alerter la communauté internationale sur la situation des éléphants d’#Afrique. Victimes d’un braconnage acharné sur tout le continent, les éléphants d’Afrique pourraient disparaitre à l’état sauvage d’ici à vingt ans. Dune Ives, chercheuse à la fondation Vulcan du milliardaire américain Paul Allen, exprimait son inquiétude lundi devant un parterre d’ONG et de représentants gouvernementaux : « dans cinq ans, il sera peut-être déjà trop tard pour sauver cet animal magnifique. »

Ivoire à tout prix

Les éléphants d’Afrique sont victimes d'un braconnage intensif pour leur ivoire. Très prisé sur le marché asiatique, les tonnes d’ivoire exportées d'Afrique servent à la création de bijoux, de sculptures et autres œuvres d’arts. Les routes de l’ivoire dessinées par l’association TRAFFIC établissent les ports et aéroports kenyans et tanzaniens comme étant les principaux points de sortie de l’ivoire de contrebande à destination de la Chine essentiellement.

« Au bout du compte, qu’on le veuille ou non, la solution et le résultat final sont entièrement aux mains de la Chine, » déclarait le ministre botswanais du Tourisme et de la Vie Sauvage, Tshekedi Khamba. Un représentant chinois présent au rassemblement confiait vouloir voir la Chine considérée comme un partenaire, une alliée plutôt que comme la cause de tous les maux. Il a mis en avant l’aide financière à la constitution d’équipes anti-braconnage sur le continent et le durcissement de la législation chinoise pour endiguer le trafic illégal d’ivoire.

Des chiffres alarmants

Malgré la prise de mesures nationales nécessaires sur le continent, plusieurs ONG s’inquiètent du manque de résultats concrets. D’autres, encouragent les efforts engagés depuis un an et invitent à l’amélioration de la coordination internationale pour contrer le phénomène.

Les chiffres présentés au cours de cette réunion qui s’est tenue lundi à Kasane au Botswana sont pour le moins préoccupants. Le taux de mortalité des éléphants d’Afrique est désormais inférieur à son taux de natalité, ce qui est un indice alarmant d’extinction pour les experts. Si des mesures ne sont pas prises immédiatement, il ne faudra qu’une décennie ou deux avant que les éléphants d’Afrique disparaissent purement et simplement du continent africain. #Animaux