L'#Union Européenne a officiellement annoncé qu'elle s'engageait à baisser de 40% ses émissions globales de gaz à effet de serre jusqu'en 2030, tout en se basant néanmoins sur leur niveau de 1990.

L'U.E. en leader de la lutte contre le réchauffement climatique

Bruxelles cherche ainsi à envoyer un signal fort à l'ensemble de la communauté internationale, à quelques mois de la Conférence annuelle sur le climat, prévue du 30 novembre au 15 décembre 2015 à Paris, et lors de laquelle l'ensemble des 196 pays invités feront part de leurs propositions pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas la barre fatidique des 2 degrés Celsius.

Pour Ségolène Royal, ministre française de l'écologie, il s'agit ici d'une avancée incontestable: "Je crois que c'est l'Europe qui prend ses responsabilités, qui est consciente aussi d'avoir été à la source de beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre depuis le début de la Révolution Industrielle et consciente aujourd'hui que c'est elle qui a les plus grandes responsabilités à prendre pour entraîner le reste du Monde."

Si l'U.E. cherche à se placer en tête du cortège de la lutte contre le réchauffement climatique, elle aura néanmoins fort à faire face à la Chine, premier producteur mondial de produits manufacturés, au Canada, grand exportateur de matières premières dont l'extraction s'avère très polluante, ou encore face aux USA, qui rappelons-le, avaient refusé de ratifier le protocole de Kyoto.

Une cacophonie à venir ?

Ce plan risque malgré tout de créer de multiples problèmes de réalisation au sein même de l'Union Européenne. Si la volonté commune de se baser sur le Produit Intérieur Brut par habitant pour en définir les règles semble pour le moment tenir la corde, absolument rien de concret n'est acquis.

En effet, l'intégralité des 28 pays membres devra être en osmose sur les termes de cet accord, ce qui semble plus que propice à engendrer des mécontentements au sein des Etats où le secteur secondaire s'est vu renforcé lors de la dernière décennie, suite aux fréquentes délocalisations réalisées à l'intérieur même de l'espace européen, comme par exemple en Slovaquie ou en Roumanie.