La décision a été annoncée par le ministre des Affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson qui a indiqué dans un communiqué en avoir informé la Lettonie, actuellement à la présidence de l'#Union Européenne.

"Les intérêts de mon pays sont mieux servis en dehors de l'Union Européenne"

C'est en ces termes que le ministre a mis un point final à une situation bloquée déjà depuis des années. L'histoire commence en 2009 lorsque le gouvernement de gauche alors à la tête du pays propose la candidature de l'Islande pour une entrée dans l'Union européenne. Une démarche bien reçue par les citoyens, las de la crise financière qui minait alors le pays et soucieux de la chute de la valeur de la couronne.

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Mais si l'attrait économique faisait l'unanimité, une question épineuse restait soigneusement hors de tous les débats: celle de la pêche et de ses quotas, véritable pilier économique du pays. Une question sur laquelle les islandais n'ont jamais voulu négocier.

Pêche et chasse à la baleine, les sujets de la discorde

Le fossé entre Reykjavik et Bruxelles s'est creusé plus encore depuis 2013 lorsque les eurosceptiques de centre-droit arrivèrent au pouvoir et stoppèrent les négociations. Depuis, rien. L'attrait économique de l'Europe n'étant plus qu'un souvenir. Si l'Islande a besoin de la pêche pour sa survie économique et peine à s'éloigner culturellement de la chasse à la baleine qui scandalise hors de ses frontières, le dialogue avec Bruxelles s'avère tout simplement impossible. Sans même de référendum, le gouvernement islandais a donc décidé de fermer le dossier.

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Membre de l'Association européenne de libre-échange et de l'Espace économique européen, l'Islande exporte le produit de sa pêche sans barrière tarifaire. En 2012, la pêche représentait 7 % de son PIB et 42% de ses exportations, celles-ci étant principalement effectuées en direction de l'Europe et plus particulièrement de l'Angleterre. En 2010, l'Islande avait même relevé ses quotas malgré la réprobation de Bruxelles.

Alors que l'Ecosse et l'Irlande se soumettent quant à elles aux règles strictes de l'union européenne en matière de pêche, ce refus islandais risque d'aggraver la bataille des mers au nord de l'Europe.