En réponse aux exercices militaires menés par les #Etats-Unis et leurs voisins du Sud, les Nord-Coréens ont une nouvelle fois rapidement réagi.

Selon les informations détenues par les Sud-Coréens, ces sept missiles sol-air ont été lancés jeudi 12 mars, au cours d'une inspection réalisée par le leader Kim Jong Un dans une unité militaire située dans l'Est du pays. La nouvelle a été rapidement et massivement relayée par l'intermédiaire des médias locaux.

L'incertitude règne toujours au sujet de l'éventuelle utilisation d'un missile de type SA-5, d'une portée d'environ 200 kilomètres, ce qui constituerait une première depuis le lancement du programme nucléaire nord-coréen, et ne ferait qu'effrayer un peu plus la Corée du Sud ou encore le Japon.

Cet incident survient à une journée à peine de la fin du programme militaire d'entraînement " Key Resolve ", et impliquant donc les Américains et les Sud-Coréens.

Un seul argument : la défense

Considérés à Pyongyang comme une volonté d'invasion de la part de l'extérieur - ou du moins une simple répétition générale dans l'attente du Jour J - ces exercices auraient même motivé le chef suprême, Kim Jong Un, a superviser lui-même l'opération du 12 mars.

Si Washington et Séoul ont balayé d'un revers de main l'argument d'une attaque imminente de leur part, leur rhétorique n'est finalement pas si éloignée de celle de leur opposant. Il s'agit en effet pour eux " d'exercices de nature défensive visant exclusivement à renforcer l'état de préparation des forces armées combinées contre une éventuelle invasion " en provenance de #Corée du Nord.

Une chute de tension ne semble pas à l'ordre du jour, les USA et la Corée du Sud devant encore réaliser un second programme de manœuvres militaires, nommé " Foal Eagle "et dont la fin est prévue le 24 avril prochain.

Il est aussi à noter que la Corée du Nord avait déjà tiré deux missiles de courte portée au début du mois, en concordance avec le début de l'opération " Key Resolve ", ainsi que cinq autres missiles de courte portée en février dernier, déjà en mer du Japon, peu après avoir testé ses missiles anti-navires.