Dans une sortie publique, le Haut-Commissaire pour les droits humains des Nations-Unies, Zeid Ra'ad al Hussein, a mentionné « que la présence non-contrôlée du crime organisé y est devenu une menace pour la vie démocratique au #Mexique ». Au cours des derniers mois, le cas des 43 élèves d'Ayotzinapa a été hautement médiatisé, mais le représentant de l'ONU insiste sur le fait que ce n'est pas un cas unique.

Ce n'est pas la première fois que Zeid Ra'ad al Hussein exprime ses inquiétudes quant à la proximité dangereuse entre les groupes criminels, les forces de l'ordre locales et fédérales, et les dirigeants politiques au Mexique, mais il étend ses remarques à l'ensemble de l'Amérique latine.

On se rappellera que le cas d'Ayotzinapa a été la bougie d'allumage pour montrer la déficience des droits humains au Mexique à l'ensemble du monde. Pour plusieurs, le gouvernement doit rétablir la situation très rapidement.

La situation est urgente, des actions sont demandées!

Ce n'est plus une question de rhétorique, c'est devenu une réalité qui fait peur. Dans certains États de la république mexicaine, il est dangereux de pratiquer le journalisme si l'on émet des opinions contraires à celles des personnes au pouvoir. Le cas du journaliste Moises Sanchez de l'État de Veracruz vient appuyer cette affirmation. Ayant des différents points de vue, le maire de la ville où il travaillait l'avait fait assassiner. Comment la démocratie peut-elle survivre dans ce contexte? Le pouvoir est transféré aux bandits, et la démocratie existe seulement en apparence. Dans les faits, c'est une dictature.

Le Haut-Commissaire appelle les autorités mexicaines à prendre des actions décisives dans ce dossier. Il urge les dirigeants à changer les pratiques. « Des mesures doivent être mises en place pour arrêter l'impunité de crimes comme les enlèvements et les meurtres », a-t-il dit dans son discours.

Pendant que le monde voit le Mexique comme un pays où il fait bon vivre au soleil, il est important que les dirigeants mondiaux se rendent compte que dans certains États - il faut mentionner que ce n'est pas l'ensemble du pays -, le crime organisé règne en roi et maître et les droits humains sont un concept qui est disparu. Le cas d'Ayotzinapa est un exemple, mais des restes de cadavres sont retrouvés quotidiennement dans cette région. La participation des autorités dans ces tueries est extrêmement préoccupante et il est temps que cela cesse. Le Mexique est un pays riche en culture, mais comme le dit Zeid Ra'ad al Hussein, « le crime organisé est en train d'y détruire la vie démocratique ».