Le 13 mars 2015, le journal Le Monde publiait sur sa version numérique, une information selon laquelle Paul et Chantal Biya seraient en Europe pour problème de santé.

Le gouvernement camerounais, via son porte-parole Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication, réfute ce qui lui est convenu d'appeler « allégations abjectes et malveillantes » du journal français Le Monde. « L'article ayant été modifié par 3 fois » comme le souligne le patron de la communication au Cameroun, cela augure d'une légèreté dans le traitement d'une telle information. Fouler aux pieds de telles règles de déontologie journalistique frise le manque de professionnalisme.

La situation ainsi décriée, selon Issa Tchiroma, est une attaque de prédateurs contre le Cameroun et tout particulièrement son gouvernement. Des prédateurs que certains analystes ont trouvé en la France. Ce pays, comme l'aura indiqué le ministre camerounais de la communication, « partenaire sûr », ne saurait être indexé, puisque n'échappant guère aux attaques de sa propre presse.

Arguant un sursaut patriotique à l'endroit de tous les camerounais, le porte-parole du gouvernement camerounais, les a invités à davantage de vigilance et plus que jamais, d'ardeur à l'harmonie de la Nation camerounaise. Et, pour ce qui est des journalistes locaux qui relais des informations venus de par le monde, Issa Tchiroma, leur aura indiqué la capacité du gouvernement à se laisser taper sur les doigts par ces détenteurs du 4ème pouvoir, car dit-il, « ce sont nos choses ». Cependant, il les aura appelé à se liguer contre toute ingérence extérieure, dans les affaires du Cameroun.

Le retour du couple présidentiel Paul et Chantal Biya est ainsi attendu dans les prochains jours, afin que l'opinion se rende compte de son état de santé qui n'est pas mis en doute dans le sérail. Un épisode, qui cependant, donne à se remémorer le « buzz » de 2006 qui aura permis au Chef de l'Etat camerounais de se prononcer sur son espérance de vie qu'il reverra à + 20 ans.