Le président Nicolas Maduro a utilisé ses nouveaux pouvoirs très rapidement. L'édition du 17 mars du New York Times contenait une page publicitaire achetée par le #Venezuela afin de rassurer la population américaine. Caracas passe directement son message aux Américains en y écrivant que le pays d'Amérique latine n'est pas une menace pour les États-Unis contrairement à ce que prétend le Congrès américain.

Il est possible de lire dans la lettre adressée aux « frères et sœurs américains » que « le Venezuela croit en la souveraineté nationale et au droit international »,comme l'explique le ministre des Affaires étrangères. Caracas a d'ailleurs rappelé son chargé d'affaires à Washington au pays. Le Vénézuela n'a plus d'ambassadeur aux États-Unis depuis 2010. Le ton monte dans la lettre au fur et à mesure que nous avançons. « Jamais dans l'histoire de nos nations, un président des États-Unis n'a essayé de gouverner les Vénézuéliens par décret », selon les diplomates vénézuéliens.

Ingérence politique de Barack Obama ?

Les sanctions annoncées par Barack Obama la semaine dernière ne seraient pas prises contre le pouvoir, ou contre les Vénézuéliens directement. Elles seraient orientées contre des responsables hautement placés afin qu'ils cessent la répression politique décriée par plusieurs ONG. Mais ces sanctions posent question. 

La position du président américain ne serait-elle pas finalement une tentative de gérer le Venezuela? En soit, ces sanctions n'obligent personne à faire quoi que soit. Ces dernières gèlent seulement les avoirs des responsables impliqués au sein de la répression. Mais le doute persiste. De plus, les sorties répétées de Nicolas Maduro sont-elles réellement faites en fonction du bien-être de son pays ? Ou au contraire prennent-elles en compte les intérêts des responsables incriminés ?

Les Américains demeurent muets

Depuis l'imposition des sanctions la semaine dernière, Washington n'a pas répondu aux attaques vénézuéliennes et ne semble pas désirer le faire. Les États-Unis ont pris position contre les violations des droits de l'homme qui se déroulent à Caracas et non contre le Venezuela en lui-même. Il faudrait que Nicolas Maduro fasse la différence car cette publicité aura coûté beaucoup d'argent pour bien peu de résultats. #Barack Obama #Etats-Unis