Quand l'État Islamique déclarait il y a un mois :"Nous allons occuper Rome", il y avait une part de propagande, de mise sous pression, c'est bien évident, mais aussi un avertissement sérieux. L'attentat du musée Bardo à Tunis en est un exemple: Les terroristes avaient été formé en Libye, la cible: les touristes. La période estivale qui arrive pourrait bien voir malheureusement d'autres épisodes du même genre se produire, encore plus près de nous.


Deux anciens amiraux de l'Otan sonnent le tocsin

L'amiral britannique Chris Parris déclare: "Si j'avais un yacht de plaisance et l'intention de naviguer cet été en Méditerranée je serai inquiet pour ma sécurité."

L'amiral Américain Jim Stavridis renchérit en disant :" Les côtes italiennes, les rivages européens les plus proches de la Libye vont devenir des endroits à haut risque".

Selon eux, la Méditerranée va rejoindre les hauts lieux de la piraterie que sont déjà certaines parties de l'océan Indien, le golf de Guinée, le détroit de Malacca et la mer Rouge. À la différence près que les attaques de l'EI ne seront pas motivées par l'argent mais pour des actes barbares dont ils sont friands.

Jim Stavridis, ancien commandant en chef de l'OTAN va même plus loin et affirme que l'EI pourrait même s'emparer d'une ile grecque ou italienne, histoire de bien marquer les esprits...

La faisabilité des opérations

Techniquement, monter des opérations commandos en mer est assez facile. Il y a déjà un trafic maritime important d'embarcations poubelles, chargées de migrants. Cela peut permettre de camoufler des speeds boats parmi elles et d'offrir un bouclier humain si les choses tournent mal. Ces bateaux n'auront plus qu'à foncer sur leur objectif au dernier moment.
Une variante serait de mêler des terroristes aux migrants;  une fois à terre ils pourraient commettre des attentats-suicides ou des attentats "classiques". Il est probable que certains éclaireurs soient déjà en place dans les camps de réfugiés, préparant le terrain pour les exécutants.

Les cibles

Les objectifs peuvent être variés. Il peut s'agir de yachts de plaisance qui sont nombreux en été à circuler entre la Grèce et l'Italie, ou des navires de commerce (les lances roquettes sont prévues pour transpercer le blindage d'un char, donc une coque d'un petit cargo ne doit pas résister). Il peut s'agir aussi d'objectifs à terre: plages, villes touristiques, escales de paquebots de croisière, mais toujours des endroits à forte densité de population.

L'armement ne pose pas de problème, même pour de l'armement sophistiqué, les arsenaux de Kadhafi sont bien approvisionnés et Daesh peut ainsi se servir sans bourse délier.


Le dispositif européen actuel

Du coté de l'Europe, le plan Triton mis en place l'automne dernier, censé prendre la relève du plan "mare nostrum" des Italiens, comprend 8 pays européens dont la France. Il peine à se mettre en place faute de moyens, les pays du nord de l'Europe ne se sentant pas vraiment concernés.

Vingt et un navires dont certains ne sont même pas de haute mer, 4 avions d'observation et un hélicoptère composent cette force. Ce dispositif est mis en place pour établir une sorte de bouclier le long des côtes européennes, mais en aucun cas prévu pour aller voir de l'autre côté de la Méditerranée, les départs des navires... Ceci peut réserver de fâcheuses surprises s'il y des bateaux de Daesh parmi les migrants...


L'aide souhaitée

Au sommet franco-italien de Caen qui s'est tenu samedi, la question de demander l'aide des marines Tunisienne et Égyptienne devait être débattue. Il est évident qu'ils sont les mieux placés pour surveiller les départs des côtes Libyennes, encadrant à eux deux la côte de ce pays.

Pas forcément que des belles journées en perspective, cet été, même si il fait soleil...
#Etat Islamique #Terrorisme