Un groupe de 38 dirigeants de communautés musulmanes à travers le #Canada ont pris une position claire en déclarant une fatwa contre l'État islamique, le 12 mars dernier. Ils ont désigné les sympathisants de l'État islamique comme des non-musulmans par cette action. Une fatwa est un avis religieux sur des sujets variés. Ainsi, les imams canadiens pensent que: « selon leur point de vue religieux, les membres de l'État islamique ne sont pas des musulmans ».

Syed Soharwardy et 37 de ses pairs ont lancé cet avis en raison du recrutement effectué par le groupe armé en terre canadienne. Le fondateur du Conseil suprême islamique du Canada soutient que: « ces terroristes ont été excommuniés et que toutes les personnes qui les soutiennent seront également excommuniées ». L'imam Soharwardy insiste que les représentants qui le supportent viennent de partout au Canada. Edmonton, Montréal, Vancouver, Toronto, et que ces derniers représentent plusieurs mouvances de la religion. « Cette fatwa est significative car elle est fondée sur les enseignements du Prophète et du Coran, explique-t-il. "Elle influencera ceux qui doivent être convaincus que l'État islamique ne suit pas le bon chemin."

Le bon chemin n'est pas celui de l'EI

Les raisons qui motivent cette prise de position sont liées aux actions commises par l'EI. « Ils ont tué des Musulmans, détruit des mosquées, brûlé des soldats vivants et ont encouragé des jeunes filles à se joindre au groupe », dit-il. Syed Soharwardy insiste sur le fait que les jeunes musulmans ne doivent pas prendre au sérieux la propagande de ces groupes extrémistes. « La littérature et les messages de ces groupes sur Internet sont une imposture. Ce ne sont pas des musulmans. J'espère que cette fatwa va convaincre les jeunes que le bon chemin n'est pas celui de l'État islamique », dit-il. Avant de terminer sa sortie publique, l'imam a bien insisté sur le fait que la population devait faire la différence entre le mot « djihad », qui signifie lutte, et les groupes extrémistes. « En mettant les djihadistes et l'État islamique dans un même panier, les politiciens provoquent de la sympathie pour l'EI. Il ne faut pas faire cette erreur », mentionne-t-il. #Etat Islamique