L'ambiance n'est pas au beau fixe entre #Barack Obama et Benjamin Netanyahu. Il y a quelques semaines, le président américain n'a pas voulu recevoir le Premier ministre israélien qui ne s'est pas privé de le critiquer devant le Congrès. Cette tension est-elle synonyme de la fin des bonnes relations israélo-américaines ? « Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une crise stratégique », indique Daniel Pipes, président du Forum sur le Moyen-Orient à Philadelphie. « Cela fait six ans qu'il y a deux problèmes, celui de la Palestine et du gouvernement iranien. Les deux ont augmenté pendant ce temps. Et maintenant que Netanyahu a été réélu, ça va durer les deux années suivantes. C'est désormais ouvert et public ». S'agit-il dès lors d'un problème relationnel entre les deux hommes politiques vu la volte-face de Netanyahu sur la Palestine ? « Tout le monde fait ça. Tous les hommes politiques changent parfois d'avis. Il ne s'agit pas des premières tensions mais pour moi, ce n'est pas une véritable crise. Cela va durer deux ans, même plus et puis ça va passer », souligne l'historien.

Le gouvernement iranien ne change pas

Les tensions sont donc dues à la situation de la Palestine et celle du nucléaire iranien. L'une est-elle plus importante que l'autre ? « Non, les deux sont complémentaires. L'été passé, c'était la Palestine et ici, c'est l'Iran. Cela change d'un mois à l'autre. Obama veut absolument un accord avec le gouvernement iranien, il veut le changer. Mais il ne voit pas que ce gouvernement ne change pas. Le président américain ne voit pas les problèmes ou ne veut pas les voir. Je suis malheureusement d'accord avec Netanyahu sur ce point de vue quand il déclare que les occidentaux sont naïfs. Le gouvernement iranien n'est pas responsable mais agressif ».

La guerre menée actuellement par les occidentaux avec les Iraniens pour combattre l'Etat islamique est selon Daniel Pipes totalement irresponsable. « Le gouvernement iranien représente un grand danger et l'Etat islamique est monstrueux. Nous ne devons être alliés ni avec l'un ni avec l'autre. Ce n'est pas notre guerre et ce ne sont pas nos amis. Les deux sont contre nous. Les pays occidentaux ne devraient pas faire la guerre à l'Etat islamique. C'est une réaction émotionnelle. Nous devons nous protéger et porter assistance aux réfugiés », conclut le spécialiste du Moyen-Orient. #Israël