Le #Mexique est un pays où la corruption est forte et s'étend à toutes les sphères des autorités gouvernementales. Parmi les niveaux corrompus, les agents de la police fédérale. La semaine dernière, treize agents étaient mis sous arrestation pour avoir enlevé et séquestré un homme d'affaires dans l'État de Tamaulipas à Matamoros. Ces arrestations ne sont pas des événements isolés et sont préoccupantes pour la population.

Des policiers corrompus

Seulement en janvier dernier, 17 policiers fédéraux avaient été arrêtés dans l'État de Baja California pour des enlèvements, ainsi que la possession de plaques d'immatriculation de voitures volées et de drogues. Ces agents sont supposés représenter la loi et l'ordre. Mais il s'agit plutôt ici du chaos et du crime organisé.

Plusieurs indicateurs démontrent avec certitude que dans certains États mexicains, les forces de l'ordre sont dirigées par les grands cartels. Selon les rapports de la Commission nationale de la sécurité du Mexique, les policiers sont directement impliqués dans des actes d'enlèvements, d'extorsion et de trafic de drogue dans les États de Tamaulipas, Baja California, Mexico, Nuevo Leon, la ville de Mexico et Guerrero.

La Commission essaie de nettoyer sa réputation

La Commission nationale de la sécurité protège ses agents en indiquant que "116 agents corrompus est une quantité négligeable sur 40.000 employés". Peut-être, mais cela demeure l'image de la sécurité nationale. Les citoyens mexicains disent souvent, lorsqu'ils circulent en voiture, qu'il ne faut "pas s'arrêter à proximité des policiers pour éviter les problèmes". Cela démontre que le sentiment de la population face aux forces de l'ordre n'en est pas un de protection, mais de peur.

En février 2013, 21 agents avaient été arrêtés par les Affaires internes de la CNS. Trois mois plus tard, trois policiers avaient été mis derrière les barreaux pour avoir tenté de soutirer de l'argent à un conducteur de camions en le menaçant. Ces histoires sont devenues récurrentes dans les médias et plus personne n'y porte attention. C'est comme un bruit de fond qui ne s'entend plus.

Ainsi, le Mexique a fort à faire afin de réussir à regagner la confiance du peuple. Ce n'est pas en niant le problème que la Commission nationale de la sécurité réussira à l'atteindre.