Les experts de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) ont affirmé qu'aucunes certitudes pouvaient être avancées en relation avec le sort des 43 élèves d'Ayotzinapa, dans le Sud du #Mexique, disparus depuis le 26 septembre 2014. L'organisme basé à Washington insiste que les faits ne permettent pas de conclure à la mort des élèves. La version officielle du gouvernement mexicain indique que « les élèves sont morts ». Les parents des étudiants sont en croisade au cours des prochains jours pour convaincre les Américains de les appuyer dans leur quête pour la vérité.

La version officielle de l'administration d'Enrique Peña Nieto indique que « le groupe a été massacré par un groupe criminel de la ville d'Iguala dans l'État de Guerrero ».

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Le problème est que les restes humains retrouvés ne permettent pas d'identifier les corps. Le reste de la preuve est purement circonstancielle. Les parents croient toujours en la possibilité de retrouver leurs enfants.

Un interrogatoire en règle avec l'armée

La CIDH a clairement exprimé son intention de réexaminer les détails de l'enquête des autorités et d'interroger plusieurs membres de l'armée. Avec l'accord des autorités mexicaines, elle procédera à des interrogatoires avec les soldats du 27e bataillon de l'infantrie du Mexique qui est basé à Iguala. Plusieurs croient que certains soldats membres de ce bataillon seraient impliqués dans ce scandale qui ridiculise le Mexique depuis plusieurs mois.

Le rôle des soldats ne serait pas direct. C'est-à-dire qu'ils n'auraient pas tué les étudiants.

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Mais leur attitude passive, laissant les événements se dérouler sans intervenir, les rend complice du massacre, si massacre il y a eu. Il semble que des soldats auraient été présents à l'hôpital lorsque plusieurs élèves y ont été transportés à un moment de leur détention. Si c'est le cas, ils avaient l'obligation d'intervenir pour ne pas les laisser repartir avec les bandes criminelles.

Ayotzinapa est devenu le phare pour mettre en lumière la corruption mexicaine. Le président Enrique Peña Nieto a des devoirs et doit répondre de ses gestes ou de son manque d'action dans ce dossier. #Amérique latine