Le 9 mars dernier, le maire de Montréal, Denis Coderre, et son chef de la police municipale, Marc Parent, ont annoncé la création d'un centre de prévention de la radicalisation dans la métropole québécoise. Cette annonce fait suite aux nombreux attentats survenus partout dans le monde cet hiver et aux nombreux jeunes partis vers la Syrie. Avec cette nouvelle ressource, le maire espère prévenir l'adhésion des jeunes aux idées intégristes ou extrémistes.

L'annonce a été faite en présence de la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec, Kathleen Weil, de représentants d'organismes communautaires montréalais et de plusieurs partenaires dans le réseau de l'éducation.

Le maire de Montréal a insisté sur le fait que ce projet n'était pas directement lié à la recrudescence du fanatisme religieux : « Cette initiative est mise sur pied en raison de la responsabilité des grandes métropoles de travailler pour éviter que des idées extrêmes soient répandues, et par conséquent, la violence », a-t-il expliqué en insistant sur le fait que « Internet est devenu très accessible pour les jeunes et que des actions doivent être prises en raison de leur vulnérabilité ».

Le chef de police, quant à lui, indique que « le centre de prévention permettra de déconstruire des discours intégristes et de travailler au sein des milieux communautaires et scolaires pour prévenir la violence inutile ».

De l'aide disponible dès maintenant

Bien que le centre n'existe toujours pas physiquement, les responsables veilleront à ce qu'une infrastructure fonctionnelle soit mise en place rapidement. À ce sujet, le maire a insisté sur un numéro de téléphone d'urgence disponible dès maintenant : « Éventuellement, s'il y a des jeunes que l'on peut rapatrier sur le chemin de la non-violence, ce projet sera un succès », a dit Denis Coderre. Car le but est aussi de sortir de la radicalisation ceux qui y sont plongés et qui ne savent pas comment en sortir.

Ainsi, face aux menaces terroristes et aux extrémistes, la ville de Montréal a décidé d'agir non pas en donnant plus d'armes, mais en offrant plus de ressources à la population. Un geste qui démontre que le bien-être démocratique passe aussi par l'entraide et non la répression. #Terrorisme #Canada