Les Péruviennes auront maintenant la même chance que la plupart des #Femmes du reste du monde. Elles pourront marcher dans la rue sans avoir peur de subir des avances et du harcèlement sexuel constant. Mercredi dernier, le gouvernement péruvien a adopté une nouvelle législation. Les coupables pourront être sanctionnés jusqu'à 12 ans de prison.

La présidente du Congrès, qui a voté la loi mercredi soir, était très heureuse : « C'est un message fort que le gouvernement lance à la population, disait Ana Maria Solorzano. La violence faite aux femmes ne sera plus tolérée. » Un fait intéressant à noter : cette loi a été votée quelques jours avant la Journée internationale pour le droit des femmes, qui serra célébrée le 8 mars prochain.

Le texte prévoit des peines allant jusqu'à 12 ans d'emprisonnement pour les formes graves du harcèlement sexuel (dans la rue, par exemple, ou si la jeune femme a moins de 14 ans, ou encore si l'acte provoque des dommages permanents à sa santé mentale ou physique).

Cette nouvelle loi changera la conception du harcèlement sexuel dans le Code criminel du Pérou. Les femmes de ce pays subissent quotidiennement cette réalité en allant au marché, par exemple. Le harcèlement est désormais reconnu comme un délit.

Ce phénomène est très présent dans les pays d'#Amérique latine et au Pérou. Les femmes en ont fait un enjeu national suite à la sortie publique de l'actrice de renom Magaly Solier. Elle avait dénoncé les avances et les attouchements dont elle avait été victime dans la capitale nationale à l'intérieur des autobus. Dans les faits, neuf femmes sur dix seront victimes de harcèlement sexuel (quelque soit la forme), selon les statistiques.

Magaly Solier avait raconté une histoire, qui pour les pays développés semble burlesque, mais qui pour les pays sous-développés est une bien triste réalité . Elle disait avoir été victime de harcèlement par un homme se masturbant derrière elle devant des dizaines de passagers.

Cette réalité du Pérou n'est pas propre à ce pays. Dans la ville de Mexico, aux heures de pointe, les hommes et les femmes sont séparés dans le métro afin d'éviter les contacts inappropriés et les problèmes de ce genre.