Après de multiples hésitations et en dépit de l'opposition certaine des Iraniens, le premier ministre irakien Haider Al-abadi  sollicite l'aide de la coalition internationale emmenée par les États-Unis pour vaincre l'#Etat Islamique à Tikrit.

Le général James L. Terry de l'US Army, commandant en chef des forces de la coalition internationale, déclare: "le but de ces frappes est de détruire avec précision la résistance de Daesh, en sauvegardant la vie des civils innocents et en préservant autant que possible les infrastructures." Cela permettra aux forces irakiennes de manœuvrer et de vaincre l'État islamique à Tikrit et dans sa région... Il ajoute encore qu'à la demande du premier ministre irakien Haider Al-abadi, la coalition fournit "des frappes et des renseignements suite aux observations aériennes et des conseils à l'état-major."

#Daesh

Sur le terrain

Une source  préférant garder l'anonymat a déclaré que la première vague de frappes avait visé une douzaine de cibles préalablement repérées. La reprise de l'offensive sur Tikrit entre donc dans une nouvelle phase, après une relative pause d'une bonne semaine. Cela fait maintenant presque un mois que cette offensive a vu le jour et si l'approche de Tikrit a été rapide, les mines et pièges en tous genres que Daesh a semés partout ralentissent considérablement la progression. Les "snipers" tiennent en respect les assaillants qui s'exposent à de lourdes pertes s'ils insistent. C'est la raison pour laquelle l'armée à terre a besoin de renseignements sur la localisation exacte de ces tireurs pour pouvoir procéder à leur élimination.

Que font les Iraniens? 

On ne sait pas ce que pense de tout cela le général iranien Souleymani, "grand superviseur" des opérations iraniennes en Irak. Il ne doit pas être très satisfait de devoir accepter l'appui de la coalition, alors qu'il y a encore un mois, le leader des milices chiites alliées à l'Iran disait ne pas avoir besoin de l'aide de la coalition internationale. Le gouvernement Irakien en a décidé autrement...