En visite au pays du Soleil Levant, #Angela Merkel a soulevé le sujet des futures commémorations du soixante-dixième anniversaire de la capitulation japonaise du 02 septembre 1945, qui a ainsi marqué la fin définitive des affrontements de la Seconde Guerre Mondiale. La chancelière a ainsi appelé le peuple nippon à ne pas avoir peur de "faire face à son passé".

Des rapports difficiles entre voisins

Depuis les terribles exactions commises sur les populations civiles chinoises et coréennes par l'armée impériale jusqu'en 1945, comme par exemple le Massacre de Nankin de 1937 en Chine, ou encore l'abolition des libertés civiles et l'exploitation de la population en Corée entre 1910 et 1945, le #Japon entretient des relations très compliquées avec ses deux voisins, où les phases de calme apparent laissent place à des situations de tension extrêmes, autant d'un point de vue diplomatique que, parfois, militaire.

Publicité
Publicité

Par ailleurs, l'intervention du Premier Ministre nippon, Shinzo Abe, dans le cadre de ces commémorations est aussi très attendue par les Etats-Unis, les deux pays s'étant livrés à une guerre acharnée dans le Pacifique entre 1941 et 1945, et qui s'était finalement soldée par la double utilisation de l'arme atomique par l'armée américaine sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, scellant ainsi la défaite japonaise.

Le conseil de la Chancelière

Si Angela Merkel n'a pas cherché à donner son avis de façon arrogante dans le but de ne pas froisser ses hôtes, elle a néanmoins insisté sur la notion de savoir rendre compte de ses torts, réalisant ainsi un parallèle avec la situation en Europe après la défaite de l'#Allemagne nazie et l'Holocauste.

"Je crois que cela a été possible parce que l'Allemagne a regardé en face son passé, mais aussi parce que les Alliés qui contrôlaient l'Allemagne après le Seconde Guerre Mondiale ont accordé de l'importance au fait que l'Allemagne fasse ce travail sur son passé. Il m'est difficile de vous donner des conseils quant à vos relations de voisinage, mais je pense que l'Histoire et l'expérience nous obligent à trouver des moyens pacifiques de réconciliation."

Si, incontestablement, la Chancelière allemande assoit une nouvelle fois sa posture de dirigeant à l'aura internationale, il est néanmoins impossible d'affirmer quelle sera la teneur exacte du discours de Shinzo Abe, même s'il se murmure en coulisses que le Premier Ministre japonais serait prompt à formuler des remords et à se placer dans la lignée de son prédécesseur Tomiichi Murayama, qui avait alors présenté des excuses officielles en 1985.

Publicité