La Tunisie a subi de plein fouet l'attaque des terroristes au musée du Bardo, premier attentat visant des touristes étrangers depuis 2011. Les deux hommes tués par les forces spéciales tunisiennes se seraient entraînés en Libye. On parle maintenant d'un troisième homme, dont on ne connaît pas le rôle et qui serait en fuite. 

Le président Beji Caïd Essebsi et le chef du gouvernement Habib Essid, reconnaissent l'existence de"failles" dans la sécurité... 

Le manque total de coordination entre les différents services de l'Etat est flagrant. Un grand flou règne dans la gestion de l’événement, chacun communique de son coté des informations contradictoires. Par exemple, le chef du gouvernement dit que les tireurs étaient vêtus d'uniforme militaire alors que sur la vidéo on les voit en tenue civile. Cette dernière, loin de clarifier la situation pose de multiples questions. De graves lacunes dans l'appareil policier ont rendu l'attentat assez facile à réaliser. Comme le fait remarquer Alain Chouet ancien patron de la DGSE ²: "les forces de police et les services de renseignements pléthoriques sous le régime de Ben Ali, ont complètement été démantelé à la chute de celui-ci. On ne peut pas reconstituer des services performants en quelques semaines."

Coincée entre la Libye dont l'état de délabrement est un réel danger pour tous ses voisins et l'Algérie pas si calme que l'on veut bien le dire, la #Tunisie n'est pas vraiment en position de lutter contre ce fléau qu'est le #Terrorisme islamique, faute de structures dédiées. On compte 3000 Tunisiens partis rejoindre l'EI, mais il y en a 500 déjà rentrés et ils sont des bombes à retardement potentielles.  #Etat Islamique

La frontière entre la Tunisie et la Libye est longue de 450 km, un flot ininterrompu de personnes la traverse en direction de la Tunisie. En moyenne 300 personnes par jour y passent, parfois plus de 1000, cela dépend de la situation en Libye. Combien de terroristes dans la masse ? Mystère ... 
Côté Algérie si le nord de la frontière est bien surveillé par les deux pays - ce qui n'empêche pas des djihadistes tunisiens d'être retranchés dans les montagnes proches de la frontière -, au sud personne ne s'en occupe.

L'aide de la France

Notre ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est venu lors d'une visite éclair à Tunis, offrir l'aide de la France. Le gouvernement français va envoyer des policiers et des gendarmes pour former aux techniques nouvelles leurs homologues tunisiens.

La revendication

Passé maître dans l'art de la communication, l'État islamique, s'est empressé de revendiquer l'attentat, même si ce n'est pas lui qui a directement commandité celui-ci. Pour donner l'impression qu'il a des capacités de projections lointaines, c'est important. Avec le nombre sans cesse grandissant d'hommes revenant des combats en Syrie et en Irak, parmi eux il y a forcément des futurs exécutants pour commettre des attentats dans un grand nombre de pays