Les photos sont exposées à New-York au siège de l'Organisation des Nations-Unies. Avant de pouvoir les regarder, une note mentionne que « ces images peuvent être dérangeantes. » Le conflit entre dans sa cinquième année et l'exposition vient rappeler aux dirigeants du monde, qui passent devant l'exposition avec leur café de chez Starbucks, que les Syriens n'ont pas cette chance. Ils sortent de la maison en ayant peur d'être tués, ils vont au marché avec la crainte qu'une voiture piégée pourrait exploser, et d'être enlevés et torturés en raison de leur croyances. C'est la vie des Syriens depuis quatre ans qui est exposée depuis le 10 mars à l'ONU.

Elles sont une trentaine à présenter la violence de la torture syrienne. Les diplomates onusiens auront la chance de s'attarder quelques minutes pour voir les conséquences des bla-bla sans effets. Des corps torturés, ensanglantés et tuméfiés mettent au grand jour la barbarité d'une guerre civile meurtrière.

D'ailleurs, l'ambassadrice-adjointe des États-Unis à l'ONU, Michele J. Sison, dit que « ce serait plus facile de traverser le corridor en baissant les yeux sans regarder. Mais, il faut prendre conscience que le régime de Bachar Al-Assad traite son peuple de manière indécente. L'ONU ne peut pas se payer ce luxe. »

La France collabore à l'exposition

L'exposition est une collaboration de quinze états dont la France. Les images proviennent d'une banque exportées de la #Syrie de manière clandestine en juillet dernier. Ces photos sont le reflet du traitement réservé aux détenus de trois centres de détention dans le secteur de Damas.

L'Observatoire syrien pour les droits de l'homme laissait savoir que près de 13.000 personnes sont mortes des suite de la torture sous le régime de Bachar Al-Assad entre 2011 et 2013. Ces chiffres n'incluent pas les 20.000 disparus.

Ceasar est le nom donné au photographe qui a réussi à s'enfuir avec ses cartes-mémoires cachées. Le contenu de celles-ci pourrait permettre d'identifier 11.000 corps à la fin de l'exercice. Un travail qui vaut bien plus que des échanges de corridors entre diplomates. C'est cela la guerre, ces corps sont le résultats des veto de la Russie au Conseil de sécurité, le résultats des attaques aveugles des drones, des tortures du régime Al-Assad. Des photos dont l'effet coup de poing atteint sa cible. #Etats-Unis