Vendredi dernier, des attaques-suicides perpétrées contre des mosquées chiites à Sanaa avaient fait plus de 140 morts. Des attaques que Daesh a aussitôt revendiquées. Aujourd'hui, le groupuscule djihadiste affirme avoir frappé ailleurs dans le pays, tuant vingt-neuf personnes.

C'est sur le réseau social Twitter que l'EI a annoncé la nouvelle ce lundi 23 mars: "Les lions de l'#Etat Islamique ont liquidé 29 apostats parmi les membres de la police politique, de la sécurité centrale, de la police des secours, mais aussi de l'armée".

Cette attaque aurait, elle aussi, été menée vendredi dernier. Un responsable local des services de sécurité avait alors rapporté que des affrontements avaient eu lieu dans la province de Lahj, tuant 29 personnes, dont 27 faisant partie des forces de sécurité.

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Visiblement, des hommes armés auraient attaqué en premier lieu les locaux de police.

Si le #Yémen était jusqu'alors le terrain de l'AQPA (Al-Qaïda dans la péninsule arabique), il semble désormais que l'EI s'immisce dans les combats. L'objectif serait-il celui de gagner l'allégeance totale d'AQPA?

Les soldats américains quittent le Yémen, les Anglais font de même

Les soldats américains ont été contraints à quitter le territoire. Samedi, le département d'Etat a fait savoir sa volonté d'évacuer tout le personnel. En cause, le chaos qui règne actuellement au sein du Yémen. Effectivement, les menaces d'attentats terroristes sont réellement présentes, les conflits entre sunnites et chiites sont à un niveau maximum, et enfin, les miliciens chiites houthis tentent de s'emparer par la force de l'ensemble du Yémen, après avoir réalisé un coup d'Etat en septembre.

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Bref, le Yémen est au bord de la "guerre civile", selon les propos de l'émissaire de l'ONU, Jamel Benomar.

C'est un coup dur pour Washington… Le Yémen était en effet un point d'appui dans la région ainsi qu'un allié extrêmement important pour les Etats-Unis, principalement concernant la lutte contre le #Terrorisme infligé par Al-Qaïda.

Les soldats américains qui étaient encore présents en terre yéménite assuraient la collecte d'informations pour permettre de faciliter les frappes de drones contre Al-Qaïda.

Ce lundi 23 mars, c'est au tour de la Grande-Bretagne d'exiger le retour des derniers membres des forces spéciales sur place, à cause de l'aggravation de l'insécurité.