La seconde boîte noire de l'Airbus A320 de la Germanwings, qui s'est écrasé le 24 mars dernier, a été retrouvée hier. L'analyse de celle-ci est en cours mais déjà plusieurs éléments permettent de confirmer l'enquête. Selon ces éléments, Andreas Lubitz, le copilote, a bel-et-bien provoqué le crash.

"Augmenter la vitesse de l'avion"

Cette seconde boîte noire (ou "Flight Data Recorder" -FDR-), récupérée sur les lieux du crash, enregistre tous les paramètres de vol. 25 heures de vol sont mémorisées sur celle-ci. Le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses) a indiqué que "le pilote présent dans le cockpit a utilisé le pilote automatique pour engager l'avion en descente vers une altitude de 100 pieds (30m), puis, à plusieurs reprises, le pilote a modifié le réglage du pilote automatique pour augmenter la vitesse de l'avion".

L'analyse de cette boîte noire vient donc confirmer les premières hypothèses et les données extraites de la première (qui contenait les enregistrements vocaux à l'intérieur du cockpit). L'état technique de l'appareil, âgé de 25 ans, était irréprochable. Le copilote a volontairement provoqué le crash de l'A320, tuant 150 personnes.

Andreas Lubitz mentait aux médecins

On sait déjà qu'Andres Lubitz avait caché à sa propre compagnie que, le jour du crash, il était en arrêt maladie. Un arrêt de travail qu'il n'a jamais jugé bon de transmettre à son employeur. Germanwings n'a d'ailleurs jamais été informée de l'état psychiatrique de son pilote. Parmi ceux qui l'ont suivi, personne n'a informé la compagnie aérienne à cause du secret médical.

Mais il dissimulait également certaines choses aux médecins. En effet, celui-ci, qui consultait des docteurs pour des problèmes de vue, leur affirmait qu'il était en arrêt maladie. Selon le New York Times, ces problèmes de vue "auraient pu mettre en danger son statut de copilote". Le journal allemand Bild révèle quant à lui que cet handicap serait dû à un accident de la route survenu fin 2014. Il aurait subi un choc lors de l'ouverture de son airbag de voiture.

Malgré tous ces soucis de santé, Andreas Lubitz a pu embarqué à bord de l'appareil et se retrouver seul dans le cockpit sans jamais être inquiété avec la suite qu'on connaît. #Aviation #Allemagne