Celui qui a été en partie l'instigateur des tumultes xénophobes en Afrique du Sud lance maintenant un appel au calme afin que les attaques cessent dans le pays. Il a demandé aux Zoulous de cesser tous les actes xénophobes afin que la paix revienne dans le pays. Goodwill Zwelithini, qui est le leader du peuple zoulou en #Afrique du Sud, a qualifié ces gestes de « honteux » lors d'un discours au stade de Durban qui est la métropole zoulou.

Le problème pour Goodwill Zwelithini est qu'il est probablement celui qui a mis le feu aux poudres en mars dernier lorsqu'il a appelé les étrangers à prendre leurs affaires et à retourner dans leur pays. Depuis cette sortie en mars, le bilan des attaques xénophobes est de sept morts et des milliers de personnes déplacées inutilement. Le leader des Zoulous n'accepte pas la responsabilité de ces gestes. Il demande aux gens de « cesser tous les gestes xénophobes qui sont honteux et de protéger leurs frères et sœurs africaines ». L'homme a changé son discours depuis deux semaines.

Dans son appel au calme, il a mentionné que « la guerre à laquelle j'appelle aujourd'hui en est une pour protéger les ressortissants étrangers ». L'homme insiste que ce n'est pas ses propos qui ont provoqué la série de gestes xénophobes qui ont eu lieu à Durban et à Johannesburg.

Le chef des Zoulous a une forte influence en Afrique du sud. En théorie, il est le leader de 12 millions de personnes. Il est donc le chef ethnique le plus influent du pays en excluant les membres du gouvernement. « Je n'ai jamais demandé à mes sujets d'attaquer les étrangers. J'ai demandé à la police d'appliquer de manière plus serrée les lois sur l'immigration », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Le président d'Afrique du Sud annule un voyage officiel

Jacob Zuma, le président de la République, a annoncé l'annulation d'un voyage en Indonésie pour ramener le calme au sein du pays. Un autre incident a été enregistré dans un ghetto de la capitale ou une personne a été atteinte par balle. Plusieurs personnes originaires du Zimbabwe et du Malawi sont retournées dans leur pays par peur des agressions. Des manifestations contre la xénophobie s'organisent au pays afin que les attaques cessent. « La majorité veut être une terre d'accueil », a expliqué le président Jacob Zuma. #Racisme