Un organisme a publié ce lundi un rapport dans lequel étaient comptabilisées les morts d'activistes écologiques au cours de la dernière année. Le document rendu public par Global Witness, un Organisation Non Gouvernementale britannique souligne le fait que plus de 80% des activistes écologiques sont morts sur le territoire couvert par l'#Amérique latine au cours de la dernière année. Selon cette ONG, l'Amérique latine est la zone la plus dangereuse pour les environnementalistes sur la planète.

En effet, sur les 116 décès enregistrés par le groupe, 87 étaient situés au sud des États-Unis. Le document intitulé How Many More? démontre que les protestataires ne sont pas les bienvenues dans certains pays de cette région du monde. Au Honduras, par exemple, la dernière décennie a fait 111 victimes militantes. Le groupe a indiqué que « au Honduras les activistes sont tués par balles en pleine journée, kidnappés, subissent des menaces ou pire, ils sont jugés en tant que terroristes par les autorités », mentionne le groupe de défense des droits. Billy Kite, de Global Witness, indique que « les autorités n'ont pas le droit de faire cela au nom du développement ». Les activistes ont des droits que les pays doivent respecter, la liberté d'expression étant essentielle à une démocratie.

Les responsables soulignent la manque de pénalité dans certains pays où les activistes ont été tués. « Les responsables que sont les dirigeants politiques ou les grandes entreprises ne sont pas punis pour leurs crimes », a commenté Billy Kite qui indique que 40% des personnes tuées sont indigènes. Le groupe est persuadé que ces chiffres ne représentent pas la réalité. Selon eux, plus de personnes sont tuées en essayant de manifester contre les projets détruisant l'environnement. « Plusieurs meurtres ne sont pas signalés dans certaines régions par crainte de représailles », indiquent les porte-paroles de Global Witness.

Le pays en tête de liste est le Brésil. Dans ce pays en voie de développement, 29 personnes ont perdu la vie en essayant de manifester pour l'environnement. La Colombie le suit de près avec 25 victimes et les Philippines sont au troisième rang avec 15 tout juste avant le Honduras où 12 personnes sont mortes.