Un nouveau rapport de Human Rights Watch a révélé que les conditions de travail dans les usines de textiles cambodgiennes ne sont pas simplement mauvaises, mais sont extrêmement abusives. Bien plus que ce que l'on imagine. Les États-Unis sont la première destination des produits provenant du Cambodge. Les grandes marques comme Gap, Marks & Spencer et Adidas comptent bien évidemment sur le « made in Cambodge » pour coudre leurs vêtements à moindre prix.

Les boutiques comme H&M sont directement visées. Les Cambodgiennes travaillent pour 50 centimes par heures avec des conditions plus que désagréables et des horaires à en perdre la tête.

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Le travail à la chaîne permet au Cambodge de faire partie des premiers pays à importer du textile à travers le monde.

Des manifestations qui virent au drame

L'an dernier, de nombreux désagréments dans les usines et les conditions de vie des salariés les ont poussés à manifester pour la hausse des salaires. Les autorités prévenues de suite ont entièrement pris le contrôle sur la manifestation. Les améliorations souhaitées par les employés n'auront pas servi à grand-chose si ce n'est que la présence des forces de l'ordre a causé la mort d'une dizaine de personnes.

Au Cambodge, plus d'un demi-million de personnes travaillent dans ce secteur. La principale alternative qui consiste à travailler dans les rizières serait certainement pire, c'est pourquoi une grande partie des Cambodgiens se réfugie dans les usines.

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Deux phénomènes caractéristiques illustrent de façon accablante les conditions de travail abominables des salariés.

Les usines de textiles embauchent des enfants

Dans les usines cambodgiennes, tous les enfants de moins de 15 ans n'ont pas le droit de travailler légalement. Human Rights Watch a pu se procurer certains témoignages qui contredisent cette « #Loi » au Cambodge. Même s'ils ont abandonné le recrutement des enfants âgés de moins de 8 ans, les enfants entre 10 et 12 ans sont la cible principale des recruteurs. Forcément, pour s'exercer à coudre pour les marques internationales il est important pour les usines de textiles de préparer les plus jeunes à leur avenir…Enfin, si on se réfère aux dires des dirigeants de ces usines de textile.

Selon le rapport, une femme aurait avoué que les usines fournissant H&M en vêtements travailleraient avec « 20 des 60 travailleurs [qui] seraient des enfants ». D'autres affirment aussi que « les enfants travaillent aussi dur que les adultes » et recousaient de longues heures, parfois pendant des nuits entières.

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Tout cela pour un salaire de misère.

Les usines virent les femmes enceintes

Environ 90% des couturiers au Cambodge sont des femmes, et si elles tombent enceintes, l'usine ne se prive pas de les virer comme des malpropres. Elles sont considérées comme lentes et peu productives. Les allés fréquents aux toilettes ne leur permettent pas de produire autant que ce qu'elles ont l'habitude de faire. Dans près de 70 usines étudiées dans le rapport, la discrimination contre les femmes enceintes est reconnue par la majorité des salariés.

Certains travailleurs ont affirmé que plusieurs femmes, par peur de quitter leur emploi, se serraient le ventre et ne déclaraient pas leur grossesse. Une attitude dangereuse pour elle et leur bébé.