Les policiers de la Gendarmerie royale du #Canada (GRC) ont arrêté les dirigeants d'un réseau de plus de 500 prostituées sud-coréennes et chinoises. Ces femmes étaient forcées à la prostitution dans les villes de Montréal et de Toronto. Les arrestations se sont déroulées dans les deux métropoles canadiennes le 1er avril dernier. Les forces de l'ordre ont inculpé six suspects et deux sont toujours en liberté.

La GRC espère mettre la main au collet de Jeonghwan Seo, de Toronto, et Mélanie Williams-Johnson, de Montréal rapidement. Les accusés font face à des chefs d'accusation importants de proxénétisme, et de proxénétisme sur des personnes mineures. Comme les prostituées venaient avec un statut de touriste seulement, ils pourraient avoir d'autres accusations liées au gangstérisme et à la loi sur l'immigration du Canada.

Ces arrestations tenues dans le cadre de l'opération « Confidence » viennent défaire deux cellules importantes d'un réseau de prostitution qui agit à l'échelle internationale. Ce n'est qu'une première étape puisque l'enquête n'est pas encore fermée.

Des étudiantes et des touristes asiatiques

Les prostituées étaient au Canada pour quelques semaines seulement. Elles étaient toutes entrées en donnant de fausses informations quant à leurs activités réelles. Les proxénètes les prenaient et les faisaient travailler dans leur réseau s'étendant de Halifax à Vancouver. « Les femmes étaient exploitées quelques semaines dans une ville et elles étaient transférées dans un deuxième endroit par la suite. Les conditions étaient horribles, » a expliqué Érique Gasse, gendarme de la GRC.

Plusieurs des victimes suivent un traitement médical. Elles voient des psychiatres ou des médecins selon les autorités canadiennes. Certaines retourneront dans leur pays d'origine, mais le statut de chacune n'est pas encore clarifié.

Cependant, les autorités canadiennes mentionnent que « les femmes venaient ici dans le but de se prostituer en raison de belles promesses sur l'argent qu'elles allaient faire. Mais, une fois au Canada, la réalité était tout autre, » mentionne le gendarme Érique Gasse.

Le fruit d'une année d'enquête

Le démantèlement de ces deux cellules est le résultat de plusieurs mois d'enquêtes approfondies. Les accusés pourraient avoir de sérieux problèmes car certaines victimes étaient mineures. L'équipement informatique et les téléphones cellulaires trouvés risquent de donner plus d'informations pour mener à plus d'arrestations. #Chine #Asie