Dans les pays d'#Amérique latine, ce n'est pas une mince affaire de réussir à convaincre la société du bien-fondé des unions civiles entre deux personnes de même sexe en raison de la forte présence catholique. La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a réussi ce tour de force. Elle a signé lundi dernier la loi qui autorise les unions homosexuelles dans son pays. Le début du processus pour la signature de cette loi a débuté il y a quatre ans. C'est une longue attente qui se termine pour tous les homosexuels et les lesbiennes du #Chili.

Plusieurs groupes de défense des droits gays ont applaudi la signature de cette loi en indiquant que c'est un pas en avant pour la communauté LGBT et la reconnaissance des mariages gays au Chili. Cette loi pourrait influencer d'autres pays sud-américains à faire de même.

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Cependant, les couples de même sexe devront attendre légèrement avant d'aller au palais de justice pour célébrer leur union civile. Une période d'attente de six mois est requise selon la structure législative avant l'entrée en vigueur de la loi.

De conservateur à premier de classe

Le Chili vient de démontrer que l'histoire ne fait pas foi de tout. Traditionnellement très conservateur sur les questions sociales, les dirigeants politiques chiliens ont fait la démonstration qu'il est possible de se renouveler, d'évoluer comme société. Il avait été parmi les derniers pays de monde à rendre les divorces légaux. Il l'avait fait en 2004 seulement. Cette fois, il est parmi les premiers de classe en Amérique latine. L'Argentine et l'Uruguay sont les seuls pays d'Amérique du Sud à reconnaître les mariages gays.

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Cette loi vient principalement en raison d'un meurtre effectué contre un homosexuel en 2012. Cette situation avait provoqué un débat sur les crimes haineux au Chili et la condition des couples de même sexe.

Ainsi, dans six mois, les couples homosexuels n'auront qu'à se présenter pour une inscription au registre civil de leur localité. C'est une nouvelle qui laisse présager de meilleurs jours pour cette communauté dont les rapports sexuels étaient criminels jusqu'en 1999. C'est un volte-face important en moins de 20 ans.