C'est un fait établi que la #Chine ne passe pas par quatre chemins pour imposer ses points de vue à la population. Il est évident que la libre expression n'est pas acquise pour les Chinois et cinq manifestantes l'ont appris à leur dépend lors de la Journée internationale du droit des femmes. Lundi prochain, elles sauront les conséquences à subir pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel et la violence conjugale en Chine.

Ces femmes sont détenues par les autorités chinoises. Membres de l'action féministe chinoise, elles ont eu le courage de porter une robe de mariée peinturée en rouge en signe de protestation contre l'inaction du pays contre les abus physiques et sexuels. Elles se sont levées contre l'autorité et les Chinois n'ont pas aimé.

Des conditions de détention critiquées

Ces cinq militantes n'ont pas eu peur de s'exprimer. Elles en subissent les conséquences. Dans les centres de détention, les conditions sont horribles. Même la future candidate aux élections présidentielles américaine, Hillary Clinton, a critiqué l'environnement dans lequel ces femmes sont gardées, via Twitter.

Les militantes risquent cinq ans d'emprisonnement

Les chefs d'accusation contre les activistes féministes sont « d'avoir cherché querelle et avoir causé le trouble ». Si elles sont condamnées, ces accusations sont passibles de cinq ans de prison. Plusieurs experts voient ces gestes des autorités chinoises comme un pas en arrière quant aux droits humains dans ce pays. Avec une accusation formelle, il est pris pour acquis que l'accusé sera condamné en Chine. Il n'est pas possible de contester le jugement de l'État. D'abord, les cinq militantes avaient des charges plus graves contre elles. Le message lancé sur Twitter par Hillary Clinton en soutien à ces femmes pourrait avoir influencé les autorités chinoises. Mais rien n'est moins sûr. Le gouvernement se refuse à l'admettre. Paradoxalement, la Chine est l'un des pays hôte de la conférence Beijing+20 sur le droit des femmes qui aura lieu à New York à l'automne.

Il semble que le président Xi Jinping ait décidé de ne pas tolérer les formes de militantisme. Le fait d'exprimer une opinion divergente de l'image que projette le pouvoir est devenu une chose risquée. Les pressions internationales sont fortes pour que cette puissance mondiale délaisse la répression sur son territoire.



#Journée de la femme #Asie