La Guerre Froide ne s'est jamais vraiment arrêtée. Les pôles ont juste changé. Depuis le 30 mars, les principaux pays de l'Organisation des Nations Unies et l'#Iran réfléchissent à une solution qui pourrait conduire à une coexistence pacifique ou au moins éviter la destruction mutuelle assurée. Mais les aides proposées par les Américains comme les Européens au gouvernement iranien ne plaisent littéralement pas à tout le monde. L'#Israël, cible régulière des attaques de l'Iran voit dans cette situation un véritable danger pour sa propre survie. 

Aussi, selon le Jerusalem Post, l'ensemble du bureau du Premier Ministre israélien est radicalement opposé à cet accord. Pour Benjamin Netanayahu, ces accords, quels que soient les profits qu'en tirerait l'Occident, condamneraient Israël. Il s'agit d'ouvrir les portes de l'arme atomique à l'Iran et de lui permettre à termes de se lancer dans une guerre nucléaire. Nimrod Sheffer, Major-Général de l'armée israélienne se dit prêt à attaquer si les prémices d'une telle chose se mettaient en place. 

Nos confrères d'Isranews se montrent eux-mêmes assez sceptiques sur les solutions trouvées. Et si la levée immédiate des sanctions qui pesaient sur ce que Georges W. Bush appelait un état voyou est au centre de la conférence, c'est une possibilité qui effraie et choque toute la communauté israélienne. La même source semble légèrement plus rassurée en expliquant que l'Allemagne s'est donné le droit de rétablir les menaces dès qu'elles deviendraient nécessaires.

Dans un article pesant le pour et le contre, i24news décrit le surréalisme de ce système. Personne ne croyait qu'il se mettrait en place, et il se révélerait plus efficace qu'une attaque armée de l'OTAN, sous réserve que l'Iran comme Téhéran respecte les termes des accords. Ces derniers sont connus pour jouer avec les limites de ce qui lui est permis d'accomplir. Aussi, alors que les Iraniens ne peuvent officiellement continuer de chercher de l'uranium sur le site qui y est consacré, un centre de recherche sur l'énergie nucléaire est presque déjà en place. 

Si la course à la bombe atomique de l'Iran n'a pas été stoppée, elle a été ralentie. Le problème c'est que maintenant, rien n'empêche le pays du Moyen-Orient se jouer du reste de la communauté internationale et de prendre des raccourcis. En principe, il pourrait même parvenir à éviter les pressions de l'ONU. A vouloir s'imposer comme les Gendarmes du monde une nouvelle fois, les Etats-Unis et le reste de l'Occident, en voulant amener la paix, n'ont-ils pas précipité le monde vers la guerre ? C'est une question qui résume l'état d'esprit des israéliens, à mi-chemin entre la paranoïa et un climat de peur raisonné.   #Energie nucléaire