Mercredi dernier, un groupe de 19 personnes a été victime des rebelles ougandais dans la région de Beni, qui est située dans l'est de la République démocratique du Congo. Ces personnes tuées à coup de machette, augmentent encore le nombre déjà très élevé de victimes constatées depuis le début de l'année dans cette région. Le bilan officiel fait état de 55 victimes depuis le mois de janvier.

La personne en charge de l'administration du territoire, Amisi Kalonda, a déploré ces morts. « Il y avait 18 personnes et une femme enceinte parmi les corps », a-t-il raconté. Le bilan initial était de 5 décès mardi dernier, mais les autorités locales ont trouvé de nouveaux corps.

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Ce dernier a ajouté que « neuf des victimes avaient été décapitées ». Selon lui, les rebelles ougandais musulmans des Forces Démocratiques Alliées sont les personnes qui ont fait ce massacre sans pouvoir apporter de preuves. Il y aurait cinq blessés.

Selon les affirmations des autorités, les attaques sont survenues dans la ville Mbau. Cette dernière est située à 280 kilomètres au nord de Goma. « Les victimes auraient été attaquées sur leur chemin vers les champs selon les informations recueillies », a expliqué Amisi Kalonda.

Les Forces Démocratiques Alliées s'opposent au président ougandais actuellement en place et sont actives au Congo depuis plus de 20 ans maintenant. Les autorités du Congo les accusent d'être les responsables de toutes les tueries qui se sont déroulées depuis les huit dernier mois dans leur pays.

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Presque 300 victimes en 6 mois

Depuis le mois d'octobre dernier, le bilan est rendu à plus de 260 corps retrouvés. Ces derniers ont tous été battus et tués avec des armes blanches. Les victimes ont donc souffert avant leur mort. Ce sont principalement des civils (femmes, hommes et enfants).

À la fin du mois de décembre, les forces de l'Organisation des Nations-Unies étaient venues en aide au Congo pour y remettre de l'ordre. Il semble que la tempête soit en train de revenir. Ces massacres ne sont pas seulement horrible en raison des pertes, mais en raison de la manière dont sont tuées les victimes. #Afrique #Terrorisme