Le président américain, #Barack Obama, a condamné fortement les violences qui ont eu cours à l'intérieur de la ville de Baltimore suite aux funérailles de Freddie Gray, le jeune décédé suite à son arrestation la semaine dernière. Le premier président de couleur, qui n'est pas indifférent au problème, ne croit pas que la fracture sociale entre la jeunesse afro-américaine et la police se cicatrise avec plus de violences.

Selon lui, les derniers mois ont présenté plusieurs exemples de situations qui forcent les Américains à se questionner. « Nous avons vu beaucoup d'interactions entre la police et des personnes, surtout des Afro-américains, souvent de milieux pauvres, qui soulèvent des questions troublantes » a expliqué Barack Obama qui reconnaît avoir une crise latente sous les bras.

Une introspection est demandée aux corps policiers

Le président a demandé aux corps policiers de son pays de se questionner sur les méthodes utilisées suite à de nombreux faits divers qui ont fait les manchettes en lien avec la brutalité policière. « Les communautés noires et les autorités doivent effectuer une réflexion car plusieurs cas ont défrayé les manchettes où des jeunes sans arme ont été tués », a-t-il expliqué.

Une ville aux allures de champs de guerre

Il y avait des centaines de militaires de la Garde nationale américaine dans les rues de la petite ville de Baltimore. Les 620 000 habitants de cette municipalité ont vu le secteur avoir des allures de champs de guerre avec les militaires en poste en cas de débordement. La veille, des affrontements entre policiers et manifestants avaient fait plusieurs blessés.

La quinzaine de policiers blessée était le résultat des affrontements suite aux funérailles. Les policiers avaient également eu des menaces des gangs de rue de la ville. La tension est haute à Baltimore et les autorités appellent au calme malgré la tragédie. Plus de 200 arrestations ont été effectuées dans la nuit de lundi à mardi pour remettre la ville dans le calme. Les manifestations de mardi se sont déroulées pacifiquement. Le tout semble être un nouveau Ferguson, la dernière chose dont veulent les autorités américaines. #Etats-Unis #Racisme