Cette semaine en était une de première pour les États-Unis et #Cuba lors du Sommet des Amériques. Les deux chefs d'État, Raul Castro et Barack Obama, se sont rencontrés pour la première fois en plus d'un demi-siècle lors d'un événement diplomatique. Bien, mais encore mieux pour Cuba. Le président américain a affirmé publiquement être en faveur du retrait de Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme mardi dernier.

Le retrait de cette liste par la Maison Blanche est une partie importante de la normalisation des relations diplomatiques. Barack Obama a fait un pas en ce sens lors de la présentation d'un rapport au Congrès américain.

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Il y a inscrit son intention de retirer Cuba de la liste noire des pays terroristes. Dans sa note, il a fait remarqué que le gouvernement de Raul Castro n'a pas offert d'aide aux groupes terroristes depuis plus de six mois. Le Congrès américain a maintenant 45 jours pour s'opposer à cette initiative. Ces 45 jours risquent de paraître bien long aux diplomates cubains.

Le retrait de cette liste est important pour Cuba en raison des conséquences. En étant sur la liste noire des pays supportant le terrorisme, Cuba se coupe l'accès au système bancaire américain. C'est un aspect majeur pour les entreprises cubaines et le commerce international du pays.

Le président Ronald Reagan avait mis le nom du Cuba sur cette liste avec la Syrie et l'Iran. Son support pour les Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) et les séparatistes basques avait provoqué l'inclusion de Cuba sur cette dernière.

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Une rencontre productive

L'annonce du président Barack Obama n'est pas directement liée à sa rencontre avec Raul Castro. Mais, il est évident que des jeux de coulisse se sont déroulés au Panama. Les deux hommes politiques semblent déterminés à faire en sorte que la normalisation des relations diplomatiques soit un succès. Si le Congrès approuve le retrait de la liste, cela ne signifie pas pour autant la fin de l'embargo économique sur l'île cubaine. #Etats-Unis