Le sexisme grandissant en Inde

En #Inde, le sexisme ne cesse de prendre de l'ampleur. Quoi qu'on en pense, les faits-divers regorgent d'affaires plus sordides les unes que les autres. La pression sociale n'arrange pas les choses. Les #Femmes sont considérées comme des « objets », s'occupant des tâches ménagères, des enfants, et de leur mari. Depuis petites, elles sont conditionnées pour être de parfaites femmes à marier, les parents font donc très attention aux comportements de leurs filles, les garder à la maison semble être un fléau pour certaines familles qui n'hésitent pas à les vendre si aucun homme ne les juge « mariables ».

Le statut de la femme n'évolue pas…

Le statut de la femme n'a pourtant pas beaucoup évolué en Inde. La discrimination qu'elle soit au travail ou à la maison se fait ressentir. Les femmes n'osent pas accoucher de filles, et ce quellel que soit la classe sociale ou le niveau d'éducation reçu par celles-ci. Selon une étude menée par l'ONG Action Women of India à New Delhi, certaines passeraient même par près de huit avortements - dans des conditions parfois plus que douteuses - pour être sûres de donner naissance à un garçon. Le gouvernement, au courant de toutes ses pratiques illégales, tente de lancer une aide « Conditional Cash Scheme », une allocation conditionnée au sexe de l'enfant. Ainsi, les femmes donnant naissance à une petite fille recevaient près de 5000 roupies, soit 72 euros. Mais, les initiatives mises en place par le gouvernement ont été un échec, la corruption étant très présente en Inde.

Pour éviter que les femmes ne s'enfuient, que ce soit les parents, qui veulent envoyer leur fille « propre » aux mains d'un époux ou d'un courtier, ou de leur mari, elles sont attachées à la maison. Parfois, elles n'ont même pas le droit de sortir faire des petites courses de la vie quotidienne, ni même d'être instruites, d'apprendre à lire écrire, ou conduire.

Une nouvelle ère en Inde semble voir le jour pour les femmes

Et pourtant, une nouvelle ère semble voir le jour en Inde. Internet étant le vecteur de communication le plus large, les femmes n'hésitent plus à se rebeller, ou presque. Les « féministes », comme les appellent les hommes en Inde, sont de plus en plus nombreuses à voir leur vie au second degré. En interpellant les réseaux sociaux, avec de nombreuses vidéos postées sur YouTube, elles attirent les hommes, qui eux ne voient pas cette situation du bon œil.

D'ailleurs, en réponse à une de ces féministes, un homme prend la parole pour contrer ses dires. Selon lui, plus de 50 % des cas de viols recensés par la police en Inde seraient de fausses plaintes. Intéressant quand on sait que 90 à 97 % - selon des études menées par les activistes des droits des femmes - des viols ne sont pas dénoncé par les femmes de peur de représailles et de la pression sociale.

En Inde, les hommes ne se sentent pas tous concernés par cette campagne mise en place par les féministes. Pour eux, il s'agit uniquement de "salir" la réputation des hommes de ce pays. Même s'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac, l'Inde est l'un des pays les plus touchés par les violences et la discrimination faites aux femmes.