Blasting News : Pourquoi avoir tenu à être présente aujourd'hui ?


Anggun : C'est une démarche tout à fait normale. J'ai écrit une lettre au Président indonésien (Joko Widodo), j'ai déjà pris la parole, et il faut continuer.


BN : Quelle est votre position sur la peine de mort ?


A : Je suis viscéralement contre la peine de mort. Partout dans le monde. Ce n'est pas une solution. Ce n'est pas la #Justice, mais une punition, qui relève de la vengeance. C'est archaïque, ce n'est pas de nos jours. À l'heure actuelle, on a plus besoin de messages de soutien, de bienveillance. L'Indonésie est l'un des plus grands et des plus importants pays d'Asie, il est temps de montrer l'exemple.


BN : Que vous inspire le fait que la peine de mort soit encore pratiquée dans votre pays d'origine ?


A : Il faut que ça s'arrête, tout simplement. Quand un État se donne le droit de tuer, c'est qu'il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. J'ai vu la liste des pays (où la peine de mort est encore en vigueur) sur le site d'Amnesty International, et de voir le nom de mon pays, mon pays de sang, c'est quelque chose d'horrible. Surtout avec le nouveau président, que j'ai soutenu pendant toute la campagne présidentielle. Je fais partie de ceux qui sont contents de son élection, et j'en appelle aujourd'hui à son humanisme car c'est un homme de qualité. Il ne faut pas lâcher la pression.


BN : Êtes-vous, à titre personnel, convaincue de l'innocence de Serge Atlaoui, comme le sont ses soutiens présents aujourd'hui ?


A : Je ne suis pas une experte sur son dossier, mais je sais pertinemment qu'il subsiste de nombreux points d'interrogation, beaucoup de zones d'ombre. Il est nécessaire qu'il ait un procès juste. C'est la moindre des choses. Et sa condamnation est d'autant plus illogique et incompréhensible que son procès n'est même pas terminé.