Le projet  de centrale nucléaire en #Turquie est mené par la Russie et coûtera dans les alentours de 19 milliards d'euros. Malgré l'opposition des écologistes, la centrale nucléaire devrait être en service d'ici 2020.

Un projet conduit par la Russie

Un projet qui semble réunir essentiellement Sergueï Kirienko, le chef de l'agence russe de l'énergie atomique (Rosatom), et Taner Yildiz, le ministre de l'énergie turc. La première pierre de l'un des réacteurs a été posée lors d'une cérémonie dans la province de Mersin, à Akkuyu, sur le littoral méditerranéen. Chaque réacteur aura une puissance de 1.200 mégawatts.

« Il n'y a pas de développement dans un pays sans l'énergie nucléaire. Si cette centrale avait été bâtie il y a dix ans, nous aurions pu économiser 14 milliards de dollars (soit 13 milliards d'euros) en achat de gaz naturel », a déclaré Taner Yildiz.

La première centrale nucléaire à Akkuyu

Akkuyu aura le « privilège » d'accueillir la première centrale nucléaire de la Turquie qui envisage déjà la conception d'une deuxième centrale dans le nord du pays, à Sinop, au bord de la mer noire. Le projet d'une valeur de 15 milliards d'euros réunit les géants du secteur de l'énergie comme Mitsubishi et Itochu au Japon, EUAS en Turquie, ou encore le français GDF Suez.

Un projet qui prend la grosse tête

Le projet et d'autant plus grand, car la Turquie prévoit d'ici 2030, la construction de trois centrales supplémentaires. Ceci va permettre à la Turquie de réduire considérablement sa dépendance énergétique envers la Russie ou l'Iran.

Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, avait publiquement fait signe de sa volonté de commencer le chantier d'une troisième centrale nucléaire d'ici 2030. Celle-ci serait entièrement financée par les moyens du pays et qui devrait être opérationnelle d'ici 2018 - 2019. En 2030, les besoins électriques du pays devraient être fournis à hauteur de 20 % par ces trois centrales nucléaires.

Les écologistes s'opposent au projet

Akkuyu étant localisé sur une zone à forte activité sismique, les écologistes pestent et soutiennent de vives critiques pour ce projet qui aurait des conséquences « alarmantes » sur l'environnement. Taner Yildiz a tenu à faire le point sur les différentes interrogations que pose cette centrale nucléaire en précisant qu'elle n'aurait pas de conséquences néfastes pour les stations balnéaires qui se trouvent à proximité. Mais aussi que la centrale nucléaire serait capable de résister à un séisme de magnitude 9, de quoi ne pas alarmer les écologistes qui restent encore pessimistes sur le sujet. #Energie nucléaire