Depuis quelques jours, le #Cameroun s'est offert les services de nouveaux aéronefs provenant de la #Chine pour renforcer la flotte de Camair-co (compagnie aérienne camerounaise). En effet la Chine, avec ses nouvelles conquêtes économiques, a une fois de plus misé sur l'#Afrique.

Les aéronefs MA60 auront suscité beaucoup d'interrogation au sein de l'opinion publique camerounaise. Les avis restent mitigés sur ces octroies jugés douteux. De nombreux débats et plateaux télés en ont fait les frais. Les spéculations vont bon train car il règne un accent de pessimisme concernant les produits et appareils provenant de la Chine.

Par ailleurs, suite à sa nouvelle ascension économique mondiale, la Chine s'offre de nouveaux partenariats et notamment ceux de l'Afrique. Le berceau de l'humanité, n'ayant pas un grand apport dans l'économie mondiale, voudrait donc trouver de nouveaux associés afin d'augmenter sa croissance économique. Ces accords que signent les pays africains avec le pays de Mao paraissent pour la plupart du temps juteux. De prime abord, les premiers contrats visent les infrastructures telles les constructions d'écoles, de stades ou encore de monuments à vil prix. Ensuite s’ensuit des partenariats axés sur le commerce et précisément le textile.

L'opinion publique au Cameroun, vu la grande implication de la Chine sur le marché camerounais et africain, commence à avoir des appréhensions vu la qualité des produits présentés. Il est donc normal que la population se pose des questions vis à vis de l'achat de ces trois MA60. Le ton est monté car il y aurait eu des spéculations par rapport à l'acquisition de ces nouveaux aéronefs.

Une acquisition quelque peu douteuse

Selon certaines sources, il se pourrait que la Chine ait prêté de l'argent au Cameroun pour l'acquisition de ces nouveaux appareils. Les débats sont donc de plus en plus virulents. Le journaliste et sociologue Serge Aimé Bikoi, qui s'est exprimé ce dimanche à la chaine Equinoxe TV dans l'émission "Droit de réponse", a insisté sur le fait que la Chine n'aurait pas vraiment pu avoir les certifications et autorisations nécessaires afin de mettre ces avions en circulation dans les normes demandées. Il a continué en s'appuyant sur la nécessité de ces acquisitions qui, pour lui, n'auraient pas une véritable utilité.

La population camerounaise n'en aurait pas vraiment fait la demande. Il serait plus utile, voir recommandé, d'opter pour des infrastructures dont les besoins se font de plus en plus ressentir comme des investissements contre la précarité, la misère ou le chômage. Les achats auraient donc été évalués à la somme de 34,4 milliards de francs CFA à travers la signature d'un "prêt préférentiel" le 11 novembre dernier à Yaoundé par Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre en charge de l’Économie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire.

Le doute persisterait aussi sur le fait que le Cameroun aurait fait l'achat de deux aéronefs et qu'il aurait reçu un troisième gratuitement. Pourquoi tant de générosité pour ces pays ou la pauvreté et le chômage ne font que grimper ? L'opinion reste partagée par ces acquisitions qui semblent douteuses aux premiers abords. Les conclusions pourront êtres tirées suite à la mise en marche de ces nouveaux avions.