L'événement tragique de la Première Guerre mondiale impliquant la #Turquie et l'Arménie ne cesse d'éveiller des tensions venues de nombreux pays européens.

Simple coïncidence ou véritable stratégie ?

La Turquie fête traditionnellement la bataille de Gallipoli le 24 avril. Cette année, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, invite de nombreux chefs d'État. Seul bémol,  il avait "sans doute" passé aux oubliettes le centenaire du génocide arménien, commémoré au même moment en Arménie. Simple coïncidence ou véritable stratégie de la part du Président turc ? Pour de nombreux médias, la Turquie aurait « fait  exprès » de fêter la bataille des Dardanelles le même jour pour « noyer » sa conscience politique.

De Barack Obama en passant par Serge Sarkissian, le président de l'Arménie, la Turquie n'oublie personne. Et c'est bien là le problème. Les relations qu'entretiennent les deux pays sont très tendues d'ailleurs il n'y a aucune diplomatie entre eux. Les conflits qui engagent l'Empire ottoman aux Alliés dans l'embouchure des Dardanelles ne cessent de prendre de l'ampleur depuis quelques mois, à l'approche du centenaire de cette bataille, qui avait causé la mort de centaines de milliers d'Arméniens à partir de 1925. Si on en juge les paroles de nombreux Turcs et Arméniens, il faudra encore des générations avant que les tensions ne s'apaisent entre les deux communautés.

La bataille de Gallipoli, événement majeur de l'histoire de la Turquie

Pour rappel, la bataille de Gallipoli a illustré la proclamation de la République turque moderne par Mustafa Kemal Atatürk en 1923. Il s'agit d'un événement majeur historique pour la Turquie. Elle débute en avril 1915 et se termine en janvier 1916, dans un affrontement qui opposa les troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli sur les terres de l'actuelle Turquie à l'Empire ottoman allié de l'Allemagne.

Les présidents s'invitent mutuellement

Pour le président arménien, la Turquie aurait « délibérément profité » de ce moment pour célébrer la bataille de Gallipoli, le 24 avril, à la même date que la célébration du centenaire du génocide arménien. Sarkissian a d'ailleurs invité Erdogan à se rendre en Arménie pour l'occasion, aucune réponse n'avait été apportée par le chef d'Etat, ce qui pour le président Arménien est significatif de provocation. Il a donc expliqué dans sa réponse qu'il ne se rendrait pas en Turquie.

La Turquie refuse catégoriquement le terme « génocide » qu'elle condamne, et nie les « meurtres planifiés » de 500 000 victimes arméniennes lors de la Première Guerre mondiale. Les Arméniens estiment eux, à 1.5 million, les personnes décédées lors de ce conflit.

Beaucoup de bruit sur la toile

Une page Facebook regroupant plus de 2 200 personnes a été ouverte, nommée « La Turquie doit reconnaître le Génocide des Arméniens ». De nombreux posts en faveur de la reconnaissance du  énocide arménien y sont publiés quotidiennement par des membres actifs de la page. Dans la Drôme, où la communauté arménienne est très présente, le 24 avril 2015 auront lieu les célébrations du centenaire des massacres de 1915.