Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) avait des nouvelles inquiétantes à transmettre à la population ce mardi 21 avril. Le chef du SCRS, Michel Coulombe, a indiqué que le flux migratoire à partir du #Canada vers l'État islamique était en hausse au cours des quatre derniers mois. Il y aurait environ 25 personnes de plus qui auraient quitté le pays pour combattre dans l'un des pays où le groupe armé est bien implanté. Cette quantité marque une hausse de 50%.

En octobre 2014, le département de la sécurité au Canada avait mentionné avoir en sa possession environ 145 noms de citoyens ayant pris les armes pour l'État islamique, dont une cinquantaine éparpillés en Irak et en #Syrie. Le 21 avril, Michel Coulombe rendait des comptes aux élus lors d'un comité sénatorial afin de dresser un nouveau portrait de la situation. Il a été dans l'obligation d'admettre que les efforts déployés pour minimiser les départs n'ont pas donné les résultats escomptés avec une hausse de citoyens. "On peut noter une hausse plus rapide en Irak et en Syrie. Cela représente une augmentation de 50% environ par rapport à octobre", a-t-il expliqué aux membres du comité.

Un message pour apaiser les craintes

Cette présence devant le comité sénatorial est liée au projet de la loi canadienne anti-terroriste, qui est très controversé au Canada. La loi C-51 a provoqué des manifestations à travers le pays. Cette législation augmenterait les pouvoirs des forces de sécurité.

Michel Coulombe a mentionné que jusqu'ici le SCRS n'avait eu qu'à amasser de l'information. Il ne croit pas que les pouvoirs accrus dont jouirait son organisation puissent aller à l'encontre des droits des individus. "Ces pouvoirs ne transformeront pas le SCRS en une agence d'espionnage et une police secrète", a-t-il expliqué.

Les droits et libertés sont sacrés au Canada

Le problème des Canadiens avec le projet de loi C-51 est lié aux possibilités d'abus de pouvoir en cas d'une situation jugée comme étant une menace, mais qui n'en serait pas réellement une. Les militants et activistes ne veulent pas avoir des agents du SCRS à chaque fois qu'ils préparent une manifestation pour l'environnement ou pour les droits humains. "Nous appliquerons la loi en vertu des valeurs canadiennes", a indiqué M. Coulombe.
#Etat Islamique