La Grèce fait face à une #Immigration clandestine de plus en plus importante. Le nombre de migrants arrivés illégalement sur les côtes grecques a plus que triplé au premier trimestre de cette année par rapport à la même période pour 2014 (10 445, contre 2 863).

L'Europe face à l'afflux de réfugiés

On sait également que l'Espagne et l'Italie connaissent des difficultés similaires. L'un des facteurs de cette immigration est l'afflux important de réfugiés fuyant l'Etat islamique (Irak et Syrie) et l'instabilité croissante en Libye, qui fait le bonheur des passeurs.

Hier, un groupe de 200 migrants a été secouru sur les rivages de l'îlot de Gavdos, au sud de la Crète. Il s'agit d'un cas inhabituel, les flux se faisant habituellement dans la région par petites embarcations, ne dépassant pas quelques dizaines de passagers, contrairement à ce qui se passe en Italie, du côté de Lampedusa.

Ce sont les Etats européens les plus touchés par la crise économique qui doivent monopoliser des moyens humains et financiers de plus en plus importants.

Vers une nouvelle législation

En effet, le règlement de Dublin II (2003), mis en place par l'Union européenne impose aux pays d'accueil de prendre en charge cette immigration.

M. Avramopoulos, commissaire européen, s'est déclaré préoccupé par ce système suite à une rencontre avec le Premier ministre grec, Aléxis Tsipras à Athènes.

La Grèce avait déjà fait écho de son inquiétude à ce sujet, M. Tsípras ayant déclaré "qu'une gestion efficace" de l'immigration exige "une double solidarité": envers "ceux que la faim et les guerres chassent de chez eux" et envers "les pays aux frontières de l'UE" qui les accueillent.

Plus de 276 000 migrants irréguliers sont entrés dans l'UE en 2014, ce qui représente une hausse de 138%. Parmi eux, "207 000 sont passés par la méditerranée", selon la Commission Européenne.

Cette situation est de plus en plus préoccupante et exige des réponses rapides. Au mois de mars, l'Union européenne avait étudié la possibilité de créer des centres d'asile en Afrique du Nord afin de réguler plus efficacement cette immigration. D'autres solutions sont envisagées et discutées. Affaire à suivre.