L'histoire des 43 élèves de l'école normale d'Ayotzinapa, située dans la ville d'Iguala dans l'État de Guerrero au #Mexique, a fait le tour du monde. Les parents des 43 élèves disparus en ont fait part aux Canadiens afin que le pays les soutiennent dans leurs démarches. Ces parents veulent évidemment retrouver les corps de leurs enfants disparus, morts ou vivants, et désirent dénoncer la corruption qui lie les autorités et le crime organisé. Ayotzinapa devient bien plus que la simple histoire de 43 étudiants, elle devient l'histoire d'un peuple fatigué de la corruption.

La mère de l'un des disparus, Hilda Legideño Vargas, et un professeur d'anthropologie de l'Université de Montréal, Pierre Beaucage se sont adressés aux médias lundi matin.

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Les parents veulent faire en sorte que les autorités canadiennes fassent pression sur les autorités mexicaines. Selon eux, le Mexique « ne respecte pas ses engagements internationaux en terme de droits humains ». La délégation du Comité des parents d'Ayotzinapa demande une aide au gouvernement canadien pour que ce dernier « s'assure que le Mexique mette en œuvre des mesures pour arrêter les violations des droits humains qui ont lieu sur ce territoire ».

Les parents d'Ayotzinapa ne feront pas qu'une manifestation au #Canada. Ils iront dans plusieurs villes du pays pour s'assurer que l'ensemble de la population soit conscient des actes de corruption qui se déroulent au Mexique. Des arrêts sont prévues à Vancouver, Ottawa, Guelph, Toronto, Montréal et Québec jusqu'au 2 mai.

Un rappel de la situation au Mexique

Il est important de rappeler que les élèves disparus ont été enlevés par les autorités policières et ont été donnés aux trafiquants de la drogue.

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Ce sont eux qui avaient demandé cette arrestation. Cela démontre qui dirige la police dans certaines villes mexicaines.

Le partenaire québécois des parents d'Ayotzinapa, le Comité pour les droits humains en Amérique latine, rappelle que « même si le Mexique est considéré comme un pays sûr, il y a plus de 23 000 personnes qui ont été portées disparues entre 2007 et 2014 » et que ce chiffre est conservateur en raison des nombreuses disparition non-reportées. Les parents iront à l'Assemblée nationale du Québec présentés leurs revendications le 23 avril et seront au Parlement canadien le 28 avril. #enlèvement