La justice mexicaine et le département des affaires intérieures de la police ont ouvert une nouvelle enquête sur les actions de la police fédérale mexicaine suite à un reportage diffusé dans le magazine Proceso. Les journalistes démontrent que des policiers auraient tiré sans justification sur des civils lors d'une manifestation dans la ville d'Apatzingan dans l'État du Michoacan. Les gestes de la police fédérale seraient la cause de la mort de 16 civils dans cette petite ville le 6 janvier dernier.

Sur le site Aristegui Noticias et dans le journal Proceso, un reportage démontre l'implication des policiers fédéraux, par le biais de témoignages et d'enregistrements.

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Les informations des journalistes vont à l'encontre de la version officielle des autorités. C'est cela qui inquiète la population puisque il s'agit là d'une démonstration de l'utilisation des forces policières pour effectuer de la répression.

La version officielle du massacre

Lors des événements, l'enquête avait conclu que les morts étaient liés à un tir croisé de la police fédérale répondant aux tirs d'ex-policiers ruraux. Ces coups de feu auraient causé la mort de neuf personnes. Les autorités du Michoacan n'ont aucun doute que leur version est la bonne en se basant sur les 44 témoignages identiques recueillis lors des événements.

Le problème, comme l'ont souligné les journalistes, est que ces témoignages ne sont probablement pas le reflet de la réalité. Les policiers peuvent avoir recueilli ces récits des faits sous la menace ou en faisant peur aux personnes.

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La version du reportage

Le magazine a publié un reportage au travers duquel des enregistrements laissent croire à l'usage excessif de la force par la police fédérale. Ces derniers auraient tiré dans une foule de manifestants alors qu'ils se trouvaient devant l'hôtel de ville d'Apatzingan. Sur les enregistrements, il est possible d'entendre "Tuez les comme des chiens", de la part des policiers.

La Commission nationale de la sécurité du #Mexique a indiqué qu'elle allait ouvrir une enquête suite à des vidéos démontrant cet usage excessif de la force par la police fédérale dont elle est responsable. L'importance de ce reportage est grande pour les autorités mexicaines qui sont sous la loupe de plusieurs organismes de défense des droits humains et de plusieurs gouvernements suite à l'affaire des étudiants d'Ayotzinapa. Le gouvernement d'Enrique Peña Nieto n'a pas le luxe de se permettre un autre scandale de corruption. #Amérique latine