Le président de la compagnie McEwen Mining qui s'est fait voler plus de 8,5 millions de dollars lors d'un spectaculaire vol en début de semaine, a indiqué que les cartels mexicains de la drogue étaient une entité importante que les compagnies étrangères devaient consulter avant de débuter leurs travaux de prospection ou d'exploitation. Robert McEwen a indiqué, en entrevue, qu'il avait régulièrement des discussions avec les membres de ces groupes.

Cette déclaration a eu des échos au #Mexique. Le pays est dans une crise de confiance avec les exemples de corruption qui s'accumulent. Si une entreprise étrangère mentionne devoir consulter les criminels pour y faire des affaires, ce n'est pas un bon signe pour la justice sociale du pays.

Lors de cette entretien, le président de McEwen Mining s'est fait questionner pour savoir si ses installations étaient dans une zone dangereuse du pays. La réponse était claire. « Les groupes criminels désignés par les cartels sont très actifs dans ce secteur. Mais ce n'est pas grave car nous avons généralement de bonnes relations avec eux. C'est une chose essentielle si vous voulez prospérer dans cette zone. Il faut simplement demander la permission pour débuter des activités. Si vous avez leur bénédiction, vous n'aurez jamais de problèmes », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que si les cartels avaient des affaires illicites, ils lui disaient de « revenir dans quelques semaines le temps de régler leurs comptes. »

Aussi, il a assuré ne pas avoir vu, lui-même, de drogues ou des activités liées au trafic de la drogue en raison de la position géographique des installations minières qui sont situées à basse altitude. Les rois du trafic établissent leurs activités dans les zones rurales en altitude.

Une situation difficile à défendre pour les politiciens

Les politiciens mexicains peinent à justifier les explications données par l'homme d'affaires canadien. Il est rare de voir les compagnies mettre plus d'emphase sur la permission des groupes criminels que celle des décideurs politiques. Dans certains États mexicains, le véritable pouvoir ne semble pas être celui de l'État.