Les ouvriers agricoles mexicains sont allés à la rencontre de hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral afin de s'assurer de transmettre leur message. Ils sont fatigués d'être exploités et veulent un traitement décent. Pour eux, il est important que la rémunération soit augmentée. Dans la vallée de San Quintin, ils étaient 7.000 travailleurs a scandé des slogans comme: "Fini l'exploitation! Finis les salaires de la faim!". Dans la journée de ce vendredi 24 avril, ils se sont regroupés pour avoir un impact auprès des dirigeants politiques.

Cette réunion des hauts fonctionnaires avait pour but de régler un conflit social qui perdure dans cette région de la Basse-Californie. Les lois mexicaines ne favorisent pas les droits des travailleurs. Il est très difficile pour eux d'obtenir gain de cause. Le 17 mars dernier, les ouvriers avaient fait grève. La situation a rapidement dégénéré, menant à des affrontements et à l'arrestation de 300 d'entre eux.

Moins que le salaire horaire minimum par jour

Le problème ici réside notamment dans le salaire obtenu par ces ouvriers agricoles. En effet, ils sont payés chaque jour de neuf heures de travail environ de quatre à sept dollars, ce qui est très peu et ne permet pas de vivre décemment. Dès lors, ils sont en quelques sortes prisonniers de la terre.

Dans ce secteur, à Sin Quintin, ils sont environ 80.000 ouvriers travaillant chaque jour, principalement des indigènes. Depuis la manifestation de mars dernier, le plus grand ranch a accepté de payer les ouvriers 15% de plus... C'est-à-dire qu'ils gagneront environ 93 euros par semaine de travail. Les ouvriers voient ce geste comme un affront et un manque de respect à leur labeur.

Une hausse de salaire concrète est demandée

Les travailleurs veulent que leur salaire passe de 120 pesos à 200 pesos par jour. Cela demeure encore de l'exploitation. Mais, ils auront alors 1000 pesos par semaine. La majorité d'entre eux n'ont ni droit à l'assurance-sociale, ni droit à des avantages sociaux. Ils sont laissés à eux-mêmes avec leur famille. Ce sont des conditions d'esclavage, ou presque.

Ainsi, le vice-ministre de l'Intérieur, Luis Enrique Miranda, s'est assuré de donner un minimum de protection aux travailleurs en leur assurant un accès à l'assurance-sociale du pays. Un pas important pour ces gens qui auront au moins accès à des soins de santé. #Mexique #Amérique latine