La Jamaïque, ses plages ensoleillées, ses plats antillais, sa population chaleureuse… et son goût pour le #Cannabis ! La petite île n'a pas oublié son plus grand chanteur, Bob Marley, et est toujours reconnue comme étant un état où l'air maritime se mélange régulièrement aux effluves de marijuana. #Barack Obama a ainsi été pris à parti par un rasta lors de son passage en Jamaïque, juste avant de rejoindre le Panama pour le Sommet des Amériques. En visite à Kingston, le président américain s'est retrouvé bien malgré lui interpellé par un certain Miguel Williams, adepte de la fumette et des drealocks. « Merci ! Salutations, Monsieur le Président ! Vie et bénédiction sur vous et votre famille ! Je m'appelle Miguel Williams, mais tu peux m'appeler Steppah, ya man », a-t-il lancé au président devant une assemblée médusée par ce fameux « ya man », avant de le questionner sur la question de la légalisation du cannabis.

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Nullement choqué, Barack Obama a même avoué qu'il s'attendait un peu à être interpellé sur le sujet. « Mais pourquoi donc est-ce que je m'attendais à cette question ? », a-t-il plaisanté, avant de répondre plus sérieusement à son interlocuteur. « Beaucoup de gens pensent qu'il suffit de dépénaliser pour réduire les sommes qui alimentent le trafic international, pour accroître les recettes et créer des emplois. Je dois vous dire que ce n'est pas l'arme absolue. Je crois fermement que la direction que nous avons prise aux Etats-Unis dans le cadre de ce qu'on a appelé la guerre contre la drogue a fait une telle place à l'incarcération qu'elle a été contre-productive », a-t-il déclaré, avouant que si quelques Etats comme le Colorado ont légalisé le cannabis, il ne s'attend pas « à ce que le Congrès change bientôt la loi fédérale ».

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En Jamaïque, Bob Marley et consorts ne fumaient pas leurs joints en toute légalité, contrairement à l'idée répandue. Ce n'est que depuis le 25 février dernier que les Jamaïcains peuvent détenir 57 grammes de cannabis, mais selon certaines conditions : pour des raisons médicales, ou religieuses pour les rastafaris qui utilisent la drogue douce pour élever leurs âmes.