Le #Brésil est sorti dans une mer de manifestations à travers le pays, le 12 avril dernier. Simultanément, près de 600.000 personnes ont exprimé à la présidente, Dilma Rousseff, leur volonté de voir les politiciens corrompus laisser le pouvoir. Cette deuxième journée nationale de mobilisation a tout de même attiré un peu moins de participants que la première en mars dernier. Cet indignement généralisé est lié en grande partie au scandale de la compagnie pétrolière Petrobas.

La majorité des personnes sorties lors de la marche portaient des vêtements aux couleurs nationales du pays. Le jaune et le vert étaient les deux couleurs à l'honneur. « Dehors Dilma, dehors Dilma », était crié partout dans les rues. Les participants veulent mettre un fin à l'impunité des actes de corruption qui ont cours au Brésil. Plusieurs veulent la tête de la présidente. Une démission était d'ailleurs demandée par un bon nombre d'entre eux.

Les manifestations se sont déroulées dans une centaine de villes à travers le pays. À São Paulo, plus de 275.000 personnes étaient dans les rues. Cette ville est le centre de l'opposition de la présidente dans le pays. Bien que spectaculaire, cette deuxième journée de mobilisation est considérée comme une défaite pour les organisateurs qui voulaient refaire le coup du 15 mars dernier, où 1,7 millions de personnes étaient sorties.

Une baisse de participation rassurante?

Cette baisse du taux de participation peut être une chose rassurante pour la présidente du pays. Mais, il faut garder en considération que plus d'un demi-million de personnes sont sorties contre le pouvoir. Plus de 500.000 personnes ont dit « on ne veut plus de toi ». La présidente est donc toujours en position précaire.

Une présidence avec 13% dans les sondages

Si des élections étaient tenues demain matin, les intentions de vote seraient de 13% pour Dilma Rousseff. Cette dernière doit donc se poser la question si elle a la légitimité pour gouverner ce pays malgré sa réélection à l'automne dernier. Plusieurs manifestants ont demandé une destitution légale ou une démission. 63% de la population est favorable à une destitution. C'est un haut pourcentage. La présidente est clairement en eaux troubles politiquement, son pays est en crise économiquement et socialement. Le printemps s'annonce difficile pour elle. #Amérique latine