Le journaliste turc, Bunyamin Aygun, était sur le point de mourir il y un an. Il était un otage détenu par le groupe terroriste État Islamique et un membre venait de lui dire que son exécution allait avoir lieu. Un an plus tard, il est toujours vivant et il a partagé son expérience avec la presse. Cette aventure n'a pas été de tout repos.

Vivre comme un otage dans les prisons de l'État Islamique n'est pas une simple chose. Dans son livre publié en janvier dernier, "Quarante jours entre les mains de l'EI", il raconte les horreurs quotidiennes qu'il a subies. Bunyamin Aygun permet de rentrer dans la tête des combattants de l'État Islamique par l'entremise de son livre.

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Pour lui, il était très important de partager ces 40 jours avec le reste du monde. Ce n'est pas pour lui qu'il l'a fait, mais pour ses collègues décapités. « Pour moi, si je n'avais pas publié les histoires d'horreur, j'aurais trahi mes codétenus », a-t-il raconté.

Ce photographe a été parmi les premiers à se rendre en #Syrie pour faire la lumière sur les horreurs du régime syrien et des groupes islamistes. « La population y est pris en otage », dit-il.

Son histoire d'horreur a commencé en novembre 2013. Le 25, il était en direction de Salkin, une petite ville, quand un groupe de huit djihadistes ont intercepté le véhicule. « Ils m'ont bandé les yeux et m'ont amené dans une pièce où j'ai subi un interrogatoire. Ils me questionnaient sans interruption et m'ont forcé à prier. J'ai rapidement appris le rituel des prières car ils laissaient ceux qui priaient plus tranquilles », explique t-il.

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Le jour du jugement

Un matin, l'un des membres du groupe État Islamique est venu lui dire que son temps était venu. « Tu seras exécuté par sabre demain », lui avait-il dit. Effrayé Bunyamin Aygun sera laissé à lui-même pendant plusieurs jours par la suite. « Je croyais qu'ils avaient décidé de me faire mourir de faim », dit-il. Quarante jours plus tard, il apprendra que le groupe terroriste était battu en retraite quand un groupe ennemi est venu le libérer.

Son histoire fait peur. Son histoire est sordide. Des images de terreurs passent en lisant les lignes qui décrivent 40 jours de peur. Il mentionne plusieurs noms d'otages décapités comme l'Américain James Foley. Il assure qu'il pense à ces événements chaque jour de sa vie. #Etat Islamique #Terrorisme