Kul Gurung est le président de Ganesh Himal Tourism Development Committee, une ONG qui fait la promotion du tourisme dans la région de Dhading, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Katmandou, la capitale népalaise. Le district, tout proche de l'épicentre du #Séisme qui a frappé le pays, samedi 25 avril, a été durement touché. Après Sylvain Mongabure, le touriste français qui avait expliqué la situation à l'aéroport de Katmandou, M. Gurung, contacté par email, raconte pour Blasting News l'étendue des dégâts et l'avancement des opérations de secours dans les villages isolés.

Blasting News : Où étiez-vous au moment du séisme?

J'étais dans un village de montagne, dans mon district, pour un programme de promotion touristique. J'étais avec des amis et une audience d'environ 200 personnes. Pendant le séisme, tout le monde était effrayé et nous avons tenté de joindre notre famille par téléphone. Plus rien ne marchait et ça a été la panique.

Avez-vous perdu de la famille?

Non, dieu merci, ma famille est sauve. Mais j'ai perdu quelques amis.

Quelle est la situation actuelle et comment les secours s'organisent-ils?

Les choses vont mieux. Mais tout le monde a très peur d'un nouveau séisme. Des gens et des animaux qui sont morts n'ont pas pu être extraits des maisons détruites. Il commence à y avoir une mauvaise odeur et nous avons peur que de nouvelles maladies se déclarent. La vue des maisons effondrées, des gens sans abris, des enfants et des sections de routes détruites nous font sentir encore plus terrifiés. À cause de coupures d'énergie et de problèmes internet, je n'ai pas beaucoup de nouvelles de l'extérieur. J'ai pu lire quelques journaux locaux et j'ai pu lire que des étrangers viennent nous aider. Mais le problème est que les équipes de sauvetages n'ont pas pu être efficacement mobilisées par le gouvernement népalais. Il y a des milliers de maisons effondrées et seulement quelques équipes de secours, comment est-ce possible?

Est ce que les népalais reçoivent de l'aide? Que fait le gouvernement népalais?

Les secours distribuent des tentes, des bâches, de la nourriture et éventuellement des médicaments. Mais seulement ceux qui étaient près des camps de l'armée ou de la police et dans les centres villes bénéficient des aides. Ceux qui sont les vraies victimes, qui vivent des vies difficiles, ne reçoivent pas d'aide. C'est vraiment dommageable. Dans les villages, seulement 5% de l'aide est arrivé. Notre gouvernement fait de son mieux en distribuant par hélicoptère de la nourriture et en collectant des informations sur le désastre, mais cela n'est pas efficace du tout.

Sur Facebook, le hashtag #SupportNepal permet de se renseigner sur les différentes façons d'aider les Népalais. #Népal