Les combats sont devenus hors de contrôle au #Yémen. L'aide humanitaire est difficile à envoyer et la population souffre des dommages collatéraux provoqués par les affrontements. Que l'on soit pour ou contre ces combats, ce n'est pas la question. L'Organisation des Nations-Unies a clairement indiqué qu'une pause humanitaire est nécessaire dans ce pays. Cela permettrait aux blessés de récupérer et d'y faire parvenir les médicaments et les denrées essentielles.

Vendredi, une aide humanitaire a finalement pu atterrir à Sanaa avec 32 tonnes de matériels médicaux. Mais, c'est loin de suffire en raison de la forte demande.

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Depuis le début des bombardements par la coalition de neuf pays il y a 17 jours, cet envoi était le premier. Pour un pays qui vit le chaos d'une guerre civile, 17 jours est une période très longue. La Croix-Rouge regardait les dommages sans pouvoir d'intervention car le problème était au Yémen. Il était impossible de se poser.

Le coordonnateur des Affaires humanitaires au Yémen pour l'ONU, Johannes Van Der Klaauw, indique que « la situation est alarmante pour l'ensemble du pays. Dans certaines régions comme Aden, c'est catastrophique ». Les milices y sont très actives et des civils meurent toutes les heures en raison des combats et du manquent de ressources médicales.

Ce dernier a lancé un message d'urgence aux dirigeants des groupes armés. « Il est nécessaire d'avoir une pause immédiate des affrontements. Il faut donner au moins quelques heures à l'ONU tous les jours pour aider les personnes affectées et éviter des milliers de morts inutiles », a-t-il dit dans l'espoir de les résonner.

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Les combats de rue tuent aussi

Si ce n'était que les bombardements de la coalition, peut-être que l'#Arabie Saoudite écouterait les messages de désespoir émis par l'ONU. Mais, le problème s'étend aux combats dans la rue. À Aden, les échanges de tirs entre les membres des Comités populaires, qui supportent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, et les Houthis font des victimes. Des femmes et des enfants sont touchés par les tireurs d'élite. L'Organisation mondiale de la santé indiquent que 650 civils sont morts depuis la montée des combats il y a 17 jours.