La création de la coalition arabe et le début des frappes aériennes n'ont pas vraiment fait évoluer les choses au #Yémen. Certes, l'avancée vers le sud des chiites Houthis a été ralentie mais n'a pas été stoppée. De violents combats font toujours rage à Aden, en ville et aux abords de l'aéroport. Cela va faire une semaine que les frappes ont commencé. Elles ont, semble-t-il, tendance à croître, mais à défaut de résultats sur l'adversaire, les dommages collatéraux vont en augmentant. On parle plus des morts de civils, que des destructions d'objectifs y compris dans la presse. 

Des troupes au sol ?

Le ministre Yéménite des Affaires étrangères, Riyad Yassine, plaide pour un envoi rapide de troupes au sol. Si le but est la victoire militaire, il n'y a pas d'autre solution. On vient encore de le vérifier en Irak avec la reconquête de Tikrit qui s'est effectuée avec une force au sol de 30 000 hommes et l'appui aérien de la coalition internationale. À Kobané en Syrie le même processus avec les troupes Kurdes au sol, plus l'appui aérien.

Actuellement, les forces restées fidèles au président Hadi ne sont apparemment pas en mesure de faire face. Premièrement on ne sait pas combien d'hommes il y a encore ni qui ils sont. Ils ne paraissent pas avoir une ardeur au combat démesurée. Les alliances se font et se défont très vite au niveau des combattants.

La coalition arabe pas pressée de s'engager au sol

Les États arabes, membres de la coalition derrière l'Arabie Saoudite ne paraissent pas pressés d'envoyer des troupes au sol, à l'exception de l'Égypte qui a dès le début proposé ses hommes. Envoyer des troupes au sol serait une escalade certaine dont on connaîtra le début mais surement pas la fin tant les risques sont grands.On peut penser que le secret espoir suite aux frappes, serait de voir les Houthis venir s'asseoir à la table des négociations. Cela pourrait arriver si Téhéran décide de le faire.

Le bras de fer Riyad/Téhéran se déroule sur plusieurs sites: la Syrie, l'Irak et maintenant le Yémen.

Autre paramètre, les accords sur le nucléaire ne sont toujours pas trouvés malgré la date butoir du 31 mars, les négociateurs planchent toujours en Suisse. Bien possible que l'Iran attende d'en savoir plus à ce sujet avant de prendre une nouvelle position sur le Yémen. #Terrorisme

La position de Téhéran

L'Iran crie haut et fort au scandale concernant les frappes au Yémen, avec moult menaces. Concrètement c'est la seule chose qu'il puisse faire, il ne peut pas accéder par terre comme en Syrie ou en Irak, par mer non plus, les bâtiments de la marine égyptienne interdisent l'accès à la mer Rouge ou le golfe d'Aden. Reste la voie aérienne, peu probable que la coalition les laisse atterrir à Aden Sana, le risque de conflit généralisé serait alors très grand.