Les mariages forcés sont une pratique courante dans de nombreux pays et un colloque organisé à Casablanca, au Maroc, s'attaquait à l'enraiement de ce problème. Selon les données des organismes internationaux, une femme sur dix se marie avant son dix-huitième anniversaire.

A titre de comparaison, le nombre de #Femmes mariées avant qu'elles n'aient atteint leur majorité serait, d'ici 2050, équivalent à la population chinoise actuelle ! Si les mariages forcés avaient uniquement des conséquences sur le choix du partenaire conjugal, l'urgence serait moins grande peut-être. Mais, ces pratiques font en sorte que les jeunes filles,  rapidement, délaissent leur éducation et commencent à soutenir leur famille sans en avoir les ressources.

L'organisme « Girls not Brides », composé de 450 organismes civiles dans 70 pays, est à l'origine du colloque de Casablanca. Ils ont notamment constaté que la quantité de mariage forcé dans plusieurs pays est en augmentation croissante. Le Bangladesh, l'#Inde et le Niger sont les trois pays les plus touchés. Dans ce dernier, trois filles sur quatre sont mariées avant d'arriver à leur majorité. Annuellement, ce sont 15 millions d'adolescentes qui prennent un époux par obligation. Dans les pays en développement, une femme sur trois est mariée avant ses 18 ans et une sur neuf avant ses 15 ans.

Le manque d'éducation est un facteur important

Pour les organismes de soutien, le manque d'éducation des communautés explique en grande partie ce problème important. « La pauvreté et l'ignorance en sont les causes principales », a expliqué Moussa Sidikou, de la Coalition des organisations nigériennes des droits de l'Enfant.

L'éducation est importante, mais les organismes ne mentionnent pas nécessairement l'éducation des enfants. Ils font plutôt référence à l'éducation des communautés afin qu'elle prenne conscience que les mariages forcés ne sont pas des solutions pour éviter les risques de grossesses non-désirées par exemple. « Ces mariages sont souvent le fruit d'une décision entre un père et une mère qui ont peur de laisser partir leur fille dans un environnement non-sécurisé ».

Usha Choudary, qui incarne la lutte contre les mariages forcés en Inde, était présente au colloque. L'Inde enregistre à elle seule 40% des mariages précoces dans le monde... #Afrique