L'année 2015 est une année d'élections. Pas moins de trois journées de scrutin sont prévues au calendrier. Le 9 août, les élections législatives donneront le coup d'envoi de cette vague. Suivies des élections locales, du deuxième tour des scrutins législatifs et du premier tour de la présidentielle, le 25 octobre. Enfin, le 27 décembre, c'est le 2ème tour (s'il y a) de l'élection présidentielle qui aura lieu. Le pays tente de rattraper trois années de retard dans ce domaine. Une crise politique profonde a notamment mis à l'arrêt le processus. Le mandat du Parlement avait expiré en janvier dernier. Le président haïtien Michel Martelly s'engage à « faciliter des élections libres, crédibles, indépendantes, transparentes et ouvertes. »

Du coup, l'inquiétude grandit en cas d'échec de ce processus électoral. La communauté internationale fait pression pour que tout se déroule dans la légalité. Mais les opposants de Michel Martelly l'accusent d'avoir fait effondré le Parlement pour pouvoir gouverner seul. L'ancienne candidate malheureuse en 2010, Mirlande Manigat a jeté l'éponge craignant un « suffrage truqué. » « Les élections telles qu'elles sont programmées, annoncées, enchâssées dans un chronogramme impossible, laissent prévoir un suffrage truqué qui ne respectera pas les principes démocratiques », a-t-elle lâché. La tension peut d'ores et déjà se ressentir à #Haïti. #François Hollande