Il y a comme un vent de démocratie qui souffle sur le continent africain. Après le printemps arabe, soldé tant par des victoires que par des échecs, l'#Afrique serait-elle sur le point de vivre le sien? C'est ce que l'on pourrait croire, au vu des derniers événements. Le putsch qui a secoué le Burundi n'est encore qu'un événement insolé par rapport aux révoltes qui grondent ailleurs. Leur but principal? Le changement! Et pour une majorité d'Africains, le changement passe par un nouveau président, qui pourrait apporter des solutions neuves et redresser le pays après un prédécesseur souvent resté au pouvoir des années durant.

C'est ce qu'il s'est passé début avril au Nigéria : l'opposant Muhammadu Buhari a remporté les dernières élections présidentielles face à Goodluck Jonathan, qui avait préféré mené campagne plutôt que de tordre le coup à Boko Haram.

Plus tôt, c'était le Burkina Faso qui avait accueilli un nouveau président, chassant du pouvoir Blaise Compaoré, indécrottable président depuis 27 ans.

Le Burundi arrivera-t-il donc à rejoindre le mouvement démocratique qui souffle sur l'Afrique, en arrivant à placer à la tête du pouvoir un président capable de redonner des couleurs au pays? Au vu de l'échec du putsch, rien n'est moins sûr et les élections présidentielles qui doivent se tenir le 26 juin prochain sont toujours d'actualité. Mais il est néanmoins possible d'envisager un Burundi dirigé par un nouveau président : Joseph Kabila n'a-t-il pas finalement fait marche arrière, concernant son envie de troisième mandat, après que le peuple congolais se soit soulevé il y a quelques semaines? "Il est clair que le Burundi n'est pas le seul pays africain à en avoir marre de ces présidents qui restent à perpétuité au pouvoir", nous explique Christine Deslaurier, éminente spécialiste de la question. Reste à voir si les scrutins représenteront la volonté du peuple, le 26 juin prochain pour le Burundi et en novembre 2016 pour la République démocratique du Congo...